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La peur du toaster

Cette lettre répond à une autre publiée dans cette page lundi.

Essayons d’éviter l’aveuglement et le suicide linguistique! Je propose à l’auteure de la lettre «Toaster, ketchup et parking» de se pencher sur le réel «désespoir» dans  l’éducation qui est, quant à moi, celui de l’état de notre langue maternelle.

Nous souhaitons que nos jeunes parlent anglais en sortant du secondaire, alors qu’encore beaucoup trop d’enseignants au secondaire, au cégep et à l’université nous offrent des cours en «français» plein d’erreurs de syntaxe, de genre et de prononciation avec, en boni, des anglicismes aussi fréquents qu’originaux. Ce sont là aussi des «qualités» linguistiques partagées par encore trop de jeunes diplômés, et ce, quel que soit leur niveau de scolarité.

Où doit-on donc mettre nos efforts? Dans un plan d’apprentissage d’une deuxième langue à tout prix, peu importe les conséquences? Ou dans l’apprentissage et la maîtrise de la langue dans laquelle nous communiquons et faisons fièrement de la littérature, du cinéma, du sport, de la musique, de la politique, des affaires et de la science?

– Laurier Collette, Étudiant en science à l’Université de Montréal

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