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Retour sur le débat de mercredi

En lisant dans Métro mercredi les raisons pour lesquelles M. Chassin est pour la hausse des droits de scolarité, j’ai été surpris de voir que presque chacune de ses affirmations était mal fondée.

Premièrement, les universités ne sont pas sous-financées, mais mal financées. Comme le démontrent Éric Martin et Maxime Ouellet dans leur ouvrage Université inc., une part grandissante du budget universitaire normalement alloué à l’enseignement est redirigée vers la recherche et la gestion de celle-ci. Ainsi, il est vrai que la qualité de l’enseignement diminue, mais simplement parce qu’on valorise la recherche et le développement commercialisable, et ce, au détriment de la fonction première de l’université.

Ensuite, quand il parle d’atteindre le niveau des autres provinces, je suppose qu’il parle d’investissement total par étudiant. Si c’est le cas, comme le soulignent les deux chercheurs de l’IRIS (Institut de recherche et d’informations socioéconomiques) cités plus haut, l’apport financier gouvernemental, étudiant et privé dans les universités revient à 29 242 $ au Québec, contre 28 735 $ dans le reste du Canada. Ainsi, il apparaît que nous sommes déjà au-dessus des autres provinces. De plus, l’aide financière aux études ne viendra pas «pallier le phénomène», car la plupart des étudiants appartenant à la classe moyenne n’ont pas droit à celle-ci, même si leurs parents refusent de les aider ou qu’ils ne sont pas en mesure de le faire.

– Gabriel Frappier-Lapointe, étudiant au cegep de Saint-Laurent

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