Plan Nord et SECOR
Concernant le Plan Nord-Sapin qu’on essaie de nous passer, le PDG du Québec Charest écarte du revers de la main l’étude faite par l’IRIS qui remet sérieusement en question la rentabilité de cette opération «tapis rouge pour les minières», lui préférant celle de SECOR Group, beaucoup plus
crédible… Or, «le groupe SECOR aide les investisseurs nord-américains à améliorer leurs stratégies pour pénétrer les marchés mondiaux» (Wikipédia). Il fait donc ses études du point de vue des intérêts des entreprises.
Dans son équipe canadienne de 56 associés et conseillers, on retrouve André Caillé (ex-porte-
parole des gazières), Philippe Couillard (neurochirurgien et ex-ministre libéral) et Raymond Bachand, avant qu’il soit ministre des Finances libéral. Bref, une institution totalement neutre et crédible… Alors que l’IRIS (Institut de recherche et d’informations socioéconomiques) est «un institut de recherche sans but lucratif, indépendant et progressiste, fondé en 2000, qui produit des recherches sur les grands enjeux de l’heure (partenariats public-privé, fiscalité, éducation, santé, environnement, etc.) et diffuse un contrediscours aux perspectives que défendent les élites économiques. Contrairement aux tenants d’un néolibéralisme qui limite l’existence humaine aux rapports économiques atomisés, l’IRIS fait la promotion d’un équilibre entre l’intérêt collectif et la liberté individuelle» (son site). Quelle crédibilité accorder à cet organisme qui prend le point de vue des citoyens et du bien commun?… Voici un indice : Charest n’y a pas d’anciens ministres ni de petits amis.
Les études défendent toujours des intérêts. Je préfère celles qui partent des intérêts du peuple et du bien commun que de celles qui défendent les intérêts d’une meute d’affairistes.
– Gérard Laverdure, Montréal