Une charte de «politique correcte»
Des intervenants dans le milieu de la mode ont signé la semaine dernière un document intitulé Charte québécoise pour une image corporelle saine et diversifiée.
Il semblerait que cette charte, que je n’ai pas lue, vise à promouvoir des représentations plus réalistes des femmes et des hommes dans la mode et les médias en général. Pendant que nous y sommes, je suggère aussi des héros moins musclés au cinéma et des athlètes plus lents.
Le culte du corps, de la beauté et de la supériorité physique n’a pas été inventé par la revue Vogue. Cela existe depuis que les hommes ont commencé à marcher sur deux pattes.
Il suffit de se promener dans un musée consacré aux anciens empires grecs et romains pour en avoir la preuve. Aujourd’hui, la «politique correcte» voudrait nous faire repousser cet instinct humain bien naturel et nous faire croire qu’admirer les plus beaux et plus forts spécimens physiques de notre espèce, c’est tordu.
Ceci étant dit, l’usage de mineurs et de femmes squelettiques dans la mode est une aberration. Tandis qu’une femme sexy, belle, en forme et en santé fera toujours tourner les têtes davantage dans la vraie vie et la publicité, la grande majorité des hommes et des femmes n’éprouve aucune attirance pour ces spectres des passerelles.
Donc, oui, il est grand temps de les faire disparaître, mais arrêtons la «politique correcte» avant qu’elle n’aille trop loin.
Ou peut-être, mesdames, voudriez-vous voir vos maris dans les annonces de Calvin Klein?
Fede Sanchez