Obama, un an plus tard
Un an après l’électionde Barack Obama à la tête des États-Unis, la cote de popularité de ce dernier est en baisse et il ne récolte pas toujours des éloges dans le clan démocrate.
Shel Horowitz cherchait à comprendre comment les États-Unis avaient pu s’enfoncer de la sorte pendant les huit ans de la présidence de George W. Bush. Le soir du 4 novembre 2008, quand on a annoncé que Barack Obama devenait président des États-Unis, il s’est dit que ses prières avaient été exaucées.
Aujourd’hui, un an plus tard jour pour jour, il se demande ce qui s’est passé.
La ligne dure qu’Obama avait adoptée pour critiquer les politiques républicaines, alors qu’il était candidat à la présidentielle, a laissé place à un discours beaucoup plus consensuel maintenant qu’il est le premier homme du pays.
Les démocrates qui souhaitaient voir les républicains déstabilisés par l’arrivée du premier président noir se demandent ce qui est arrivé à Obama, qui promettait un changement drastique.
«J’aimerais qu’il soit beaucoup, beaucoup plus ferme et qu’il reconnaisse qu’il n’a rien à perdre quand il attaque les républicains», avoue Shel Horowitz. En le voyant agir ainsi, plusieurs personnes sont déçues puisqu’elles s’attendaient à voir des changements importants se réaliser rapidement. Elles perdent un peu confiance en lui.»
Horowitz a d’ailleurs créé un blogue pour exprimer son mécontentement envers le président américain et son approche un peu trop douce à son goût.
Dans son blogue, il a entre autres écrit un discours pour le président, où Obama dénoncerait l’usage de la force dans les conflits et où il retirerait toutes les troupes du pays. Et où il renoncerait à son prix Nobel.
Pourquoi les Américains sont divisés
Le fossé qui sépare démocrates et républicains aux États-Unis s’est creusé depuis l’arrivée de Barack Obama, il y a un an.
«Il y a une raison principale qui explique pourquoi les gens sont fâchés, indique Ryan Teten, professeur de politique à l’Université de Louisiane. Même si un candidat promet qu’il travaillera avec les deux côtés de la Chambre, dans les faits, c’est différent. Avec leur majorité, les démocrates ont ignoré les républicains.»
Ce n’est pas une bonne chose pour les électeurs indépendants qui ont choisi Obama pour le changement, mais pas pour un changement complet, croit le professeur.