L'occultation des Pléiades par la Lune à observer durant le temps des Fêtes

Nathalie Martimbeau/Planétarium de Montréal

Entre Noël et le jour de l’An, la fatigue des Fêtes se fait sentir et la digestion de repas copieux est de plus en plus difficile. C’est l’excuse idéale pour s’éclipser dans le courant d’une soirée pour observer avec parents et amis un phénomène astronomique relativement rare : l’occultation des Pléiades par la Lune.

L’amas d’étoiles des Pléiades est situé dans le Taureau, une constellation facile à reconnaître grâce au «V» d’étoiles qui entoure la brillante Aldébaran. On dit que ce triangle est la tête du Taureau et que les Pléiades reposent sur l’épaule de celui-ci. Si le ciel est dégagé, le soir du 28 décembre vers 19 h, les Pléiades seront visibles au sud-est, très haut dans le ciel. La Lune, presque pleine, sera aussi au rendez-vous, juste à côté de l’amas d’étoiles.

À l’aide d’une paire de jumelles, jetez un coup d’Å“il dans leur direction toutes les 10 à 15 minutes, afin de voir comment évolue cette rencontre entre les deux objets célestes. La Lune passera graduellement devant l’amas et cachera certaines étoiles. Mérope et Atlas, deux des sept étoiles les plus brillantes des Pléiades, seront occultées : à Montréal, Mérope disparaîtra à 19 h 28 et Atlas à 20 h 44. Elles réapparaîtront à 19 h 53 et 21 h 39 respectivement.

Au Québec, l’occultation est considérée comme partielle, car la Lune ne passera qu’en périphérie de l’amas. Les occultations des Pléiades se produisent en séquence de cinq ans et reviennent toutes les 18,6 années. La prochaine aura lieu en novembre 2024. Ne la manquez pas!

Un défi!
Voici un défi pour tous ceux et celles qui oseront sortir sous le ciel étoilé : qui peut apercevoir à l’Å“il nu le plus grand nombre d’étoiles dans les Pléiades avant que la Lune ne les occulte (ou après, lorsqu’elles réapparaîtront)? Par une nuit sombre, on peut en distinguer six ou sept à l’Å“il nu. Une paire de jumel­les permet d’en observer encore davantage. En réalité, cet amas compte environ 1 400 étoiles!

Dans la mythologie grec­que, les Pléiades étaient les sept sÅ“urs, filles d’Atlas et de Pléione. Lors d’une promenade, le guerrier Orion fut attiré par leur grande beauté, et pendant sept ans, les pourchassa. Pour les sauver, Zeus les transforma en colombes. Ce n’est qu’à leur décès qu’elles furent placées dans le ciel pour former l’amas qui porte aujourd’hui leur nom. À sa mort, Orion fut aussi représenté dans le ciel, poursuivant éternellement les sept sÅ“urs.

Des références
On retrouve aussi des références aux Pléiades dans la culture contemporaine. Il s’agit par exemple du nom du fabricant automobile Subaru («Pléiades», en japonais); d’un groupe de champions d’échecs allemands du XIXe siècle; d’un nouveau superordinateur de la NASA; et celui d’une prestigieuse collection littéraire, la Biblio­thèque de la Pléiade, des éditions Gallimard, qui regroupe les Å“uvres les plus importantes de la littérature.    

Pour plus de détails, visitez le site www.museumsnature.ca

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