Là où l'éternité ne finit pas

Autre Act of God en Haïti. À toute chose, malheur peut être bon? Dans l’immédiat, des secours de tous ordres seront de bon aloi, certes. Mais ensuite? Quoi? Comment? Qui?

Il faudra savoir contribuer au désamorçage de la misère entretenue. Et cesser de contribuer à la reproduction du «voyoutisme» systémique en Haïti. Lequel se trouve à contrecarrer ou à torpiller toute entreprise d’édification ou de restauration en ce pays.

Lorsque, par exemple, on «retourne» en Haïti certains jeunes parce qu’ils sont considérés comme trop délinquants, on ne peut plus prétendre aider cette nation. En la surnourrissant ainsi de ce qui la tue, l’obstrue, l’altère, la paralyse ou la détruit.

Le don par excellence qu’on puisse lui faire, ce serait probablement de contribuer à sa redynamisation optimale, prompte, profonde et durable, par l’arme de construction massive qu’est l’éducation. Au sens strict comme au sens large.

Afin qu’on puisse s’y prendre en main davantage, d’une part. Et qu’on apprenne qu’autre chose que le crime (e.g. trafic de drogue) peut être aussi payant, d’autre part. Il va de soi que ce genre d’apprentissages ne saurait se faire ventre vide. À la communauté humaine mieux nantie, donc, d’agir en conséquence.

Denis Beaulé, Montréal

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