Canadien de Montréal: Débuts impressionnants pour Benoît Pouliot

Il est beaucoup trop tôt pour s’extasier devant les performances de Benoît Pouliot à Montréal. On peut toutefois affirmer que ça se passe plutôt bien pour l’attaquant de 23 ans depuis que le Canadien a fait son acquisition. L’ancien du Wild du Minnesota a fait bouger les cordages à quatre reprises en neuf matchs, en jouant en compagnie de Scott Gomez et de Brian Gionta.

Compenser les erreurs
Repêché quatrième au total en 2005, Pouliot n’a jamais répondu aux attentes du Wild. On peut dire la même chose de Guillaume Laten­dresse, que le CH a envoyé au Minnesota en échange du numéro 57. Si Pouliot devient un marqueur constant, cela pourrait compenser les erreurs de repêchage qu’a faites sa nouvelle équipe au cours de la dernière décennie. Tout comme le Franco-Ontarien a déçu le Wild, plusieurs joueurs ont désappointé le Canadien parce qu’ils n’ont jamais eu l’impact qu’on attend d’eux.

Toutes les équipes font des erreurs lorsqu’il s’agit de dépister des talents, mais même en tenant compte de cela, la feuille de route du Canadien au cours des 10 dernières années n’est pas très reluisante. C’est en 2005 que la formation montréalaise a pu profiter d’un des meilleurs choix au repêchage, le cinquième. Elle a alors sélectionné Carey Price. Les dés ne sont pas encore jetés dans le cas du jeune gardien, qui  a énormément de talent, mais n’a pas encore réussi à s’établir comme numéro un.

Le cas Kostitsyn
Aucun joueur choisi après Price n’a été impressionnant jusqu’à maintenant. Quand le Tricolore a eu une occasion en or de mettre la main sur un attaquant de premier plan en 2003, il a décidé de sélectionner l’inconstant Andrei Kostitsyn, passant outre les futurs membres de l’équipe canadienne à Van­couver Mike Richards, Ryan Getzlaf et Corey Perry, sans oublier l’étoile de la formation américaine, Zach Parise.

Il faut toutefois reconnaître au Canadien son aptitude à dénicher des perles dans les dernières rondes de repêchage, comme Tomas Pleka­­nec et Jaroslav Halak. Si l’équipe se maintient au milieu du classement – ce qui l’empêcherait d’acquérir le type de joueurs de concession qu’on retrouve dans le top 3 chez les espoirs –, elle devra mieux identifier les joueurs de talent qui sont encore disponibles lorsque viendra son tour de choisir.

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