Timides modifications

On pourrait féliciter le gouvernement fédéral pour avoir serré la vis aux émetteurs de cartes de crédit. La mesure sera en vigueur en 2010, mais on peut aussi remarquer que les modifications sont bien timides.

On leur demande un peu plus de clarté et certains comportements qui éviteraient certains pièges à cons dont ils ont abusé. Mais la plus importante modification nécessaire pour assurer la protection des consommateurs a été soigneusement ignorée afin de leur permettre de continuer à s’enrichir sur notre dos : contrôler les taux d’intérêt.

Il fut un temps où une inflation galopante justifiait des taux élevés, mais ce n’est plus le cas. L’autre argument, celui du risque, est le même argument utilisé par les prêteurs usuraires.

Mais quand une personne représente un trop gros risque, le meilleur service à lui rendre est de ne rien lui prêter. Réduire une telle personne à
l’esclavage pour lui faire payer demain beaucoup plus que ce qu’elle ne peut se permettre aujourd’hui n’est sûrement pas une solution.

Prenez 10 000 $ et investissez-le à du 20 %, un taux considéré comme normal pour une carte bancaire. Il vous faudra 25 ans pour devenir millionnaire. Pour une carte de magasin, on paie parfois 33 %. Avec un tel taux, en 20 ans, votre 10 000 $ vaut 3 M$. Belle retraite en perspective… pour les usuriers légaux.

Jeannot Vachon, Québec

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