Cent ans de notre temps

Au-delà des célébrations qui s’annoncent, les cent ans du journal Le Devoir devraient être l’occasion privilégiée pour chacun d’entre nous de saluer un journal libre, indépendant et sensible aux exigences du débat démocratique. Tous les quotidiens d’ici ont vécu les aléas et les défis d’une information et d’une réflexion pressées et secouées dans le tourbillon essoufflant de la vie qui bat et s’abat sur nous à une vitesse qui donne le vertige.

En résulte inévitablement un regard limité sur une petite parcelle de ce temps qui nous traverse et nous emporte. En résulte aussi un très grand nombre de jugements superficiels et peu approfondis de ceux qui commentent l’événement.

C’est un défi presque insoluble à résoudre dans de telles circonstances. Tout au moins nous devons saluer le travail incessant de ceux qui veillent à la liberté de l’information et qui maintiennent la nécessaire vigile. Pour ce qui est du Devoir, d’Henri Bourassa à aujourd’hui, il a su, sans trop faillir, naviguer dans les eaux troubles du destin québécois et maintenir une lumière éclairante sur la nuit de nos attentes.

Jacques Léger, Montréal

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