Le bois du Québec à Haïti

Dans les nombreux récents reportages sur Haïti, on nous montrait une élégante petite maison bicentenaire en bois, complètement intacte au milieu d’un champ de ruines.

Il semble que les constructions en bois, un matériau plus élastique que tout autre, se révèlent les plus appropriées dans les cas de tremblement de terre. Les structures en contreplaqué absorberaient aussi particulièrement bien les secousses sismiques.

Ne serait-ce pas la solution pour Haïti, menacée en permanence de par sa position géographique par d’autres secousses dévastatrices? Ce pays n’a pas de bois, mais le Québec en a beaucoup. N’y aurait-il pas là un partenariat des plus prometteurs?

On pourrait concevoir des modules préfabriqués de maisonnettes simples, mais pourquoi pas intéressantes et jolies. Ils pourraient dans un premier temps être usinés ici, et quand les circonstances le permettront, sur place.

Il faudrait associer à ce projet des architectes et créateurs haïtiens et s’inspirer du style traditionnel du pays. Plusieurs modèles pourraient être proposés pour éviter la monotonie et l’ennui des constructions en série.

Le système devrait être souple et permettre à ceux qui ont plus de moyens de faire des ajouts à l’option de base, qui serait gratuite pour la population.

Il n’y aurait plus de bidonvilles dans le futur, mais des ensembles de petits villages d’habitations dotées chacune d’un jardin. Les bâtiments publics de taille moyenne, tels que les écoles, pourraient aussi être construits en bois.

On pourrait penser au béton pour les infrastructures et les grands édifices, mais avec des normes de qualité dûment contrôlées.

Est-ce là rêver? Non, car la «table rase» provoquée par le séisme du 12 janvier et l’ampleur des moyens proposés pour la reconstruction permettent un tel espoir et un départ radicalement nouveau pour ce pays.

Christian Feuillette, Montréal

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