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Marche arrière, monsieur Charest!

Après avoir reçu une illumination soudaine, Jean Charest et sa coéquipière Nathalie Normandeau ainsi que leur maître improvisateur Thierry Vandal ont fait marche arrière, les deux mains sur le volant, pour annuler le projet d’achat d’Énergie Nouveau-Brunswick par notre société d’État Hydro-Québec.

Ouf! On l’a échappé belle!

Le peuple québécois vient d’être moins pauvre de 8,2 G$ : 3,2 G$ pour l’achat manqué d’Énergie NB et 5 G$ pour la gestion des 5 000 tonnes de déchets hautement radioactifs de Pointe Lepreau qu’Énergie Nouveau-Brunswick devra dépenser en fin de course de sa centrale d’ici 25 ans.

Il faut que nos trois conducteurs poursuivent allègrement leur chemin à reculons pour mettre fin au projet très controversé de la reconstruction de la centrale nucléaire de Gentilly-2 et se lancer dans son déclassement pour développer un savoir-faire exportable mondialement et ainsi conserver et développer des emplois en région et, par le fait même, empêcher le gaspillage de 5 à 6 milliards. Leurs amis de SNC-Lavalin, de la FTQ et autres «nucléomanes» attitrés devraient être à l’affût de cette nouvelle perspective internationale.

Nos décideurs politiques, devenus plus avisés, ne doivent surtout pas freiner en poursuivant dans cette bonne direction pour le bien des citoyens et de leur environnement. Comme l’a si bien dit Jean Charest à la suite de l’abandon de l’achat d’Énergie Nouveau-Brunswick : «J’aime mieux ne pas faire une transaction que de faire une transaction qui n’est pas dans l’intérêt des Québécois.» Il est urgent qu’il préconise la même approche dans le dossier du nucléaire québécois et ainsi allège le fardeau financier de tous les Québécois qui, au bout du compte, seront encore plus riches…

– Claudette Piché, Mauricie

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