Soutenez

La Semaine sainte!

J’ai toujours aimé cette période pascale qui nous permet de faire un arrêt, de nous recueillir et de faire en quelque sorte le bilan des premiers mois de l’année. Est-ce que je suis croyante? Sincèrement, je ne le sais pas. Une chose est certaine cependant : je ne crois pas à :

– cette Église riche ni à ce pape qui vit dans l’abondance totale, dans la richesse extrême, alors que des peuples entiers meurent de faim;

– ce pape qui refuse de condamner véritablement la pédophilie au sein de sa communauté en protégeant les représentants de Sa Sainteté;

– la sincérité du cardinal Ouellet qui, chaque fois qu’il prend la parole en public, prend son air supérieur et hautain face à la population;

– ce Dieu Tout-Puissant, créateur du ciel et de la Terre, lorsqu’un enfant de 7 ans meurt dans mes bras après avoir perdu son combat contre le cancer;

– la volonté de Dieu lorsqu’un séisme dévaste un pays entier comme Haïti.

Par contre, je sais que je crois sincèrement à :

– la magie de l’huile Saint-Joseph : ma défunte mère en frottait mon fils atteint d’un cancer toutes les fois qu’il recevait un traitement de chimio et, aujourd’hui, mon fils est guéri. Est-ce grâce à l’huile Saint-Joseph ou à la chimio? Je vous dirais que c’est un mélange des deux, car l’amour des mains de ma mère faisait des miracles… merci Saint Joseph

– la magie de la prière : lorsque j’entre dans une chambre d’hôpital et que je surprends un enfant de 18 ans atteint d’une maladie incurable, les mains jointes, les yeux fermés, réciter une prière et trouver par le fait même une certaine sérénité;

– l’importance de croire que la mort n’est pas la fin : lorsque je vois M. Pat Burns, serein face à son destin, confier ses derniers jours de vie à Dieu. Quel Dieu? Aucune importance, car cette croyance lui permet de vivre ses derniers moments pleinement, accompagné de sa famille;

– Mais le plus important de tout, je crois à la bonté de l’être humain, à l’importance des petits gestes au quotidien, aux valeurs fondamentales transmises par nos parents et à l’amour inconditionnel que nous devons donner à nos enfants.

En cette période trouble de notre société, il ne faut surtout pas tomber dans une totale laïcité, il faut au contraire plus que jamais s’accrocher à nos propres croyances, à notre propre Dieu… Il n’y a pas de fausse croyance lorsque tout découle de nos véritables valeurs de vie.

Finalement, oui je l’avoue : je suis croyante, je crois profondément à la beauté de la vie.

– Francine Laplante

Articles récents du même sujet

Mon
Métro

Découvrez nos infolettres !

Le meilleur moyen de rester brancher sur les nouvelles de Montréal et votre quartier.