Adaptabilité et fonctionnalité
Monsieur le maire, Deux grands projets seront mis en Å“uvre au cours des prochaines années à Montréal : le nouveau CHUM et le remplacement de l’échangeur Turcot. Dans les deux cas, on veut que, sans être excessivement coûteux, ce soit surtout pleinement fonctionnel. C’est-à-dire adapté aux besoins. À court, moyen et long terme. Les besoins évoluant, la chose devra donc être adaptable. Constatant en effet l’éminente évolution des (méthodes de) soins de santé et des modes de transport depuis un siècle, le rythme de telle évolution s’accroissant sans cesse, les structures mises en place devraient donc être aussi «capables d’évoluer».
Si bien que le maître- mot n’est plus durable, mais bien adaptable, améliorable, remplaçable, perfectible.
Voilà pourquoi une telle conception, requérant autant de capacité et d’actes d’anticipation ou de représentation, ne saurait s’actualiser en un pet, à la va-vite, impulsivement, à la «débarrasse». Comme on semble malheureusement vouloir le faire à/de Québec. Il se trouve déjà bien assez d’«affaires» mal faites ou mal foutues à Montréal (structurellement ou administrativement). Les prochaines devront impérativement être, elles, impeccables, sinon ingénieuses et valeureuses, quant à leur principe et eu égard à leurs fonctions utiles concrètes.
– Denis Beaulé, Montréal