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Des enfants déjà endettés

Hier, Paul Guimond nous faisait part, dans son texte Des choix difficiles, de son enchantement devant les gestes courageux du gouvernement Charest afin de garantir un avenir prospère au Québec. D’après M. Guimond, le Parti libéral «est un parti qui […] a en tête la génération de [ses] enfants».

M. Guimond redoute de voir ses enfants «[partir] dans la vie avec un compte en banque dans le rouge». Hélas, je suis désolé d’avoir à lui annoncer que c’est exactement l’effet qu’auront les politiques du gouvernement. Le Parti libéral a déjà maintes fois répété son intention de hausser les frais de scolarité. Durant le conseil général de la fin de semaine dernière, cette intention s’est spécifiée : on parle d’une hausse (différée selon les programmes) d’en moyenne 250 %, afin de rejoindre la moyenne canadienne. La justification : le taux de diplomation dans le reste du Canada semble contredire le lien inversement proportionnel entre frais de scolarités et accessibilité aux études. En effet, en Ontario par exemple, les études coûtent plus cher qu’ici, mais le taux de diplomation est plus élevé.

Mais c’est sans compter l’aide financière aux études. L’Ontario possède un système de prêts et bourses bien supérieur au nôtre, qui permet de compenser la perte d’accessibilité due au coût. Chez nous, le manque à gagner de notre AFE est énorme (70 M$, de l’aveu même de la ministre Courchesne), et ce, dans sa forme actuelle! Imaginez la situation si on ajoute une hausse des frais de scolarité. On parle de milliers de jeunes Québécois qui n’auront pas accès aux études.

J’approuve M. Guimond sur un point : c’est par l’éducation que nous pouvons garantir l’avenir des générations futures. Et pour cela, les politiques libérales sont inacceptables.

– Maxime Perron, Montréal

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