Nos océans, notre planète
À l’époque, 250 bacs asÂsemblés à la main furent disÂtribués dans un quartier de Kitchener, en Ontario. Ils étaient accomÂpagnés d’insÂtructions inÂformant les gens de séparer les bouÂteilles, les canettes et les jourÂnaux en vue de la collecte de la ville.
Selon Derek Stephenson, président de StewardEdge Inc. et initiateur du projet pilote, les bacs bleus ont connu un tel succès qu’en moins de 15 ans, tous les ménages de la province en possédaient un. Bien sûr, les bacs de récupération font désormais partie de la vie quotidienne de tous les Canadiens. Ils gagnent aussi de plus en plus d’adeptes aux États-Unis, où ils sont d’une couleur différente, et dans plusieurs régions de l’Europe. Notre programme de récupération n’est qu’un exemple du leadership du Canada en matière de protection environnementale.
«Il est crucial que la sensibilisation à l’enviÂronnement fasse partie de notre sysÂtème de valeurs, c’est deÂvenu une réÂaÂlité, affirme M. Stephenson. Les gens veulent bien faire et n’héÂsiÂtent pas à s’impliÂquer quand ils savent quoi faire.»
Un autre exemÂple éloÂquent de ce leadership est la prise de conscience des CanaÂdiens concernant le lien entre certains produits domestiques, comme les déodorants en aérosol, et la dégradation de la couche d’ozone. Les efforts d’un important le groupement pour exiger le retrait des produits chimiques incriminés, les CFC, ont donné lieu, en 1989, au Protocole de Montréal. Or, ce protocole qui interdit les CFC est aujourd’hui l’un des plus répandus dans le monde!
La prise de conscience et l’action enviÂronÂnementale s’expriment concrèÂteÂment partout au Canada, qu’il s’agisse d’acheter un produit vert, d’utiliser les transports en commun, d’adpter un le type d’ampoules électriques moins énergivores ou de participer à des activités comme le Green Living Show (à Toronto cette fin de semaine), la Journée de l’air pur (le 2 juin) et la Semaine canadienne de l’environnement (du 30 mai au 5 juin). Il y a quelques semaines, des centaines de millions de gens de 126 pays et territoires dans le monde – un nombre record – ont éteint leurs lumières durant l’Heure de la Terre, une initiative de l’organisme World Wildlife Fund.
Mais il reste des défis à relever, et le plus imÂportant consiste à réduire notre empreinte écologique en général. «Les gens doivent réduire leur consommation, réutiliser, recycler – et réfléchir, dit Derek Stephenson. Nous devons tous nous interroger sur l’impact de nos actions et sur la façon de réÂduire leur empreinte écologique.»
Au fil des pages suivantes, nous vous présentons des Canadiens qui travaillent à la protection de nos plans d’eau et à celle de notre planète. Vous y déÂcouÂvrirez aussi comment vous pouvez faire votre part d’une manière significative.
De l’eau et encore de l’eau
Bien sûr, il est important de connaître la quantité d’eau que vous utilisez et de savoir combien vous en gaspillez probablement (le Canadien moyen consomme 4 400 litres d’eau par jour, ce qui est énorme). En autre, on se soucie de plus en plus de sa qualité. Selon Mark Mattson, directeur de Waterkeepers, un organisme sans but lucratif, «la pollution de l’eau est peut-être plus grave que la pollution de l’air».
Heureusement, toutes les nouvelles ne sont pas mauvaises. Nettoyer une rivière, par exemple, n’est pas une tâche énorme, même si le cours d’eau est très pollué. «Il faut tenir compte du fait que l’eau circule constamÂment et que la source est généÂraleÂment pure et fraîche», indique Mark Mattson.
Les gouvernements fédéral et provinciaux ont uni leurs efforts pour protéger de nombreux plans d’eau en offrant une aide financière aux municipalités, qui doivent se doter de nouveaux systèmes de traitement d’eau après des décennies de croissance.
Le Conseil canadien des minisÂtres de l’Environnement (CCME), une tribune intergouverÂnemenÂtale qui existe depuis 15 ans et qui permet de discuter et de mener une action conjointe relativement aux problèmes environnementaux, a élaboré un plan d’action national pour améliorer la gestion de l’eau au niveau municipal et protéger la qualité de l’eau potable.
Dans certaines régions du Canada, l’eau se fait rare. Pour cette raison, le ministère de l’Agriculture étudie présentement diverses façons de retenir l’eau provenant de la fonte des neiges au printemps et de l’accumuler dans des bassins d’irrigation en vue de l’utiliser plus tard. Le ministère étudie également des types de culture qui consomment moins d’eau et des pratiques de gestion qui permettraient d’améliorer leur production.
Le mois d’avril marque aussi une grande réussite au Canada, rappelle Mark Mattson. «L’ouverture des vannes du pont-chaussée sur la rivière Petitcodiac, à Moncton, permet de mettre en place le plus important projet de protection du poisson au monde. Lla rivière ne fera plus partie de la liste des sites menacés!» s’exclame-t-il.
Ce que vous pouvez faire
• Réduisez votre consommation d’eau : assurez-vous que votre lave-vaisselle soit plein avant de le démarrer, remplacez votre vieille toilette par un modèle avec chasse d’eau écologique, achetez un lave-linge à chargement frontal et recueillez l’eau de pluie pour le jardinage.
• Évitez de jeter des déchets qui peuvent contaminer la nappe phréatique : comÂpostez les restes végétaux, retournez les médicaments périmés au pharmacien (qui en disposera de façon sécuritaire) et déposez les produits chimiques dont vous n’avez plus besoin, comme la peinture ou le Varsol, dans un centre de récupération (pour connaître l’endroit le plus près, renseignez-vous auprès de votre municipalité).
• Visitez le site waterkeepers.ca ou, mieux encore, démarrez votre propre groupe local.
• Aidez à nettoyer les rivières en participant à titre bénévole au Grand nettoyage des rivages canadiens (du 18 au 26 septembre 2010). Visitez le site shorelinecleanup.ca.