Pétouille, pétouille, pétouille!
C’est ce que disait mon professeur de sténographie aux étudiantes qui n’arrivaient pas à former les signes de sténo avec art. «Pétouille, pétouille, pétouille!»
C’était une façon pour lui de nous reprocher de produire du mauvais ouvrage.
Le fait que j’ai appris la sténographie dévoile mon âge. Je travaille dans le réseau de la santé et des services sociaux depuis 40 ans. Préposée à l’admission, sténo-dactylo-transcriptrice-médicale mais surtout secrétaire médicale en psychiatrie à l’hôpital Charles LeMoyne, à Greenfield Park.
Il y a un an, j’ai été élue par mes pairs pour les représenter au comité de négociation de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN).
À l’occasion de la Semaine des secrétaires, j’aimerais dire au ministre Bachand qu’il pétouille quand il affirme vouloir ne remplacer qu’une employée de bureau sur deux au moment des départs à la retraite.
Non, mais franchement! Notre travail est essentiel pour donner des services de qualité. Souvent, pour le gouvernement, on dirait qu’on n’existe pas, qu’on est invisibles. Peut-être est-ce parce qu’on est majoritairement des femmes…