La logique de Mgr Ouellet
Alain Dubuc, dans son éditoÂrial de La Presse du 19 mai, écrit qu’ultimement, le primat de l’Église catholique adopte sa position controversée sur les femmes violées parce qu’il juge crimiÂnelles celles qui se font avorter.
Partant de la prémisse des croyants selon laquelle l’avortement est moralement condamnable parce qu’il consiste à supprimer un être humain, il s’en suit que la personne qui participe à cet homicide est criminelle. Plus généralement, le débat sur des questions difficiles de ce genre n’est pas innocent.
L’athéisme militant, que plusieurs journalistes encouragent, préfère parler des «raisons morales» pour lesquelles l’Église catholique refuse l’avortement. C’est comme si on réduisait la position catholique à un vague désaveu abstrait d’un acte qu’il serait préférable de ne pas commettre. Mgr Ouellet a le courage de présenter clairement la conviction de l’Église.
– Michel Frankland, Montréal