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Pas nécessaire de paniquer

Ryan Dixon, The Hockey News

Le Canadien a appris très tôt que les Broad Street Bullies étaient différents des autres adversaires qu’il a affrontés jusqu’à maintenant en séries. Les Flyers de Philadelphie ont montré beaucoup de muscle à l’attaque dans le premier match de la finale d’association, prenant une avance de 1-0 dans la série grâce à un massacre de 6-0 dimanche soir.

Certaines personnes regarderont ce résultat et concluront que c’en est fait de l’équipe montréalaise, surtout si on considère que cette dernière est déjà allée beaucoup plus loin qu’on pouvait s’y attendre.

Le CH a surpris bien des gens en atteignant la troisième ronde du tournoi printanier, et, en dépit de la raclée qu’il a subie lors du premier affrontement, rien ne laisse croire que les hommes de Jacques Martin ne sont pas de taille contre les Flyers. S’ils font quelques ajustements, bien entendu.

Jaroslav Halak devra être beaucoup plus dominant devant le filet qu’il ne l’a été dimanche. Toutefois, le Slovaque a fait tellement de miracles pour les siens dernièrement qu’on peut facilement lui pardonner une mauvaise performance.

En fait, le Canadien a dominé les Flyers en première période dimanche et s’est retrouvé en déficit d’un but seulement à cause d’une pénalité totalement égoïste de Scott Gomez. Si cet incident n’avait pas eu lieu, et si le Canadien avait réussit à concrétiser au moins une de ses chances, la partie aurait eu une allure complètement différente.

 Ne laissons quand même pas les Glorieux s’en tirer si facilement. Avec sa saison plutôt médiocre, on serait en droit de penser que le Canadien sait qu’il doit se battre bec et ongles pour chaque petite victoire. Ce n’est certainement pas ce qu’il a fait pendant le match numéro un. Quand un des leaders écope d’une très mauvaise pénalité dans les premières minutes du match, ça pouve que certains joueurs ont oublié que leur équipe n’a à peu près aucune marge de manÅ“uvre si elle veut connaître du succès.

La plus grande différence entre Philadelphie et les deux autres adversaires du Tricolore en séries, c’est la profondeur. Les Flyers ne comptent pas de Sidney Crosby ni d’Alexander Ovechkin dans leur alignement, mais ils peuvent envoyer plusieurs vagues d’attaquants très compétents. Cela veut dire que le Canadien ne peut jamais relâcher la pédale, et surtout, qu’aucun joueur ne peut subir de crampes au cerveau qui forceraient ses coéquipiers à se défendre avec un homme en moins.

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