Le ridicule ne tue pas
Il y a un vieux proverbe qui dit : le ridicule ne tue pas!
À la lumière des débats sur le financement des partis politiques qui ont monopolisé l’Assemblée nationale durant les dernières semaines, je crois que nous sommes en mesure de confirmer que si le ridicule avait tué, eh bien il n’y aurait plus personne pour siéger au Parlement, et les maisons funéraires feraient des affaires d’or.
L’Assemblée nationale est devenue un véritable cirque qui sert à tout sauf à l’essentiel : régler les vrais problèmes. Nos élus devraient consacrer leur énergie à débattre avec autant d’ardeur des vrais enjeux.
A-t-on besoin de rappeler qu’il y a plus de 20 heures d’attente dans les salles d’urgence et que le personnel hospitalier rêve de pouvoir s’exiler ailleurs là où il pourra faire son travail et non perdre plus de 50 % de son temps à remplir de la paperasse inutile exigée par M. Lefonctionnaire qui, lui, est assis dans son bureau climatisé au 5e étage d’une tour à bureaux?
A-t-on besoin de rappeler que les pauvres sont de plus en plus pauvres et que les enfants de ces pauvres seront les décrocheurs de demain?
A-t-on besoin de rappeler que nos routes sont dans un état lamentable, que nous attendons toujours la construction de nos mégashôpitaux et que nos personnes âgées n’ont bien souvent qu’un bain par semaine?
A-t-on besoin de rappeler que d’ici trois semaines le Parlement fera relâche pour l’été et que tous les dossiers seront mis en attente jusqu’à l’automne?
Le ridicule ne tue pas, UNE CHANCE, car c’est toute la population du Québec qui serait décimée en acceptant d’être gouvernée par des clowns aux foulards blancs.
– Francine Laplante