Vendre des rêves ou revenir à la réalité?
C’est avec intérêt que j’ai lu l’article sur les cégéÂpiens qui ont des difficultés d’apprentissage. Je vois que les professeurs réclament de l’aide pour les accompagner et les aider à réussir. Mais est-ce vraiment la bonne chose à faire?
Qu’adviendra-t-il de ces jeunes qui ont des troubles de comportement et des difficultés d’apprentissage lorsqu’ils se retrouveront sur le marché du travail? Ils vont avoir obtenu des diplômes à l’aide de professeurs et d’orthopédagogues qui vont les avoir tenus par la main.
Ne serait-il pas mieux de leur trouver des options réalistes ou de travailler à résoudre ces problèmes au primaire et au secondaire plutôt que de pelleter les problèmes toujours plus haut dans le système scolaire?
Le système scolaire québécois prépare bien mal ces élèves à la dure réalité. On leur vend des rêves pour se donner bonne conscience. Tout le monde aura eu une chance égale de réussir. Mais quand ils seront sortis de l’école, quand il leur faudra se démarquer pour trouver un emploi, personne ne va leur donner une chance parce qu’ils ont une difficulté d’apprentissage. Personne ne va les tenir par la main.
Les élèves ayant des difficultés d’apprentissage, leurs parents et le système scolaire de niveau primaire et secondaire doivent avoir assez de lucidité pour résoudre les problèmes (ou trouver les outils pour aider ceux qui ont des difficultés) avant l’entrée au collégial.
– Michèle Côté