Pourquoi les journalistes étrangers aiment tant l'équipe française?
Dans une parodie de James Bond, le vilain demande à l’agent secret: «J’ai deux boutons qui peuvent détruire soit la France ou l’Italie – Lequel voulez-vous détruire en premier?»
«France!», répond Bond promptement. Et le vilain s’interroge: «Pourquoi choisissent-ils toujours la France?»
Et il semble évident que la France est LE pays que l’on adore détester. Peut-être est-ce un cliché, l’arrogance gauloise, leur aversion de la langue anglaise?
Mais nous, les journalistes, adorons profondément l’équipe de soccer française.
Un collègue du Brésil acquiesce en disant : «L’équipe française, c’est comme avoir 23 Maradona. Chaque fois qu’ils disent quelque chose, ça fera nécessairement les manchettes!»
«Chaque fois que je vais dans un gros tournoi, je demande à mes collègues français de me faire une carte de qui déteste qui chez les Bleus. Ça rend mon travail beaucoup plus facile pendant le tournoi», ajoute-t-il.
L’équipe française est perçue comme un groupe de joueurs très talentueux, mais aussi comme un vrai nid de vipères. Parfait pour les journaux, mais pas nécessairement pour l’équipe!
«Depuis Catona, ils ont toujours eu des disputes, des divisions et des drames, clame un autre journaliste polonais. Aussi longtemps que Zizou a été là, l’équipe était soudée mais là, c’est chacun pour soi, plus personne ne respecte ses coéquipiers.»
Tous mes collègues journalistes sont d’accord sur une chose : le sélectionneur français Domenech est une vraie farce. «Je ne pouvais pas en croire mes yeux quand cet homme s’est humilié après l’Euro 2008 en demandant à sa fiancée journaliste de le marier plutôt que de s’excuser pour sa défaite. Et elle a refusé! s’étonne mon collègue brésilien. Je me demandais à quelle profondeur un homme pouvait s’enfoncer. Je ne pouvais pas savoir qu’il y avait tant de registres à la bassesse. Et je ne pouvais tout simplement pas croire qu’il resterait entraîneur malgré cette bourde!»
Un autre journaliste brésilien ajoute : «Ça m’a rappelé la blague de l’homme qui, grimpé dans un arbre, scie la branche sur laquelle il est assis. Un passant lui dit d’arrêter, mais l’homme, têtu, continue à scier sa branche. Une fois la branche cassée, l’homme demande au passant s’il est un prophète. Cette fable illustre la situation française avec Domenech; il a consciemment échoué pendant les six dernières années, mais les dirigeants de l’équipe lui permettent de le faire.»