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De Halak et de vuvuzelas

Yvan Piquette, Réal Munger et Paul Meilleur-Aucoin/Sportnographe

Quand on ne sait pas quoi faire au Sportnographe, on suit la loi du marché. Si c’est bon pour l’économie, c’est bon pour nous. Et qu’est-ce qui est bon pour l’économie depuis que le Montréal Hockey Club est mort de sa belle mort? Le ballon rond sud-africain, bien évidemment.

C’est pourquoi, tout au long de la Coupe du monde de soccer, le Sportnographe a décidé d’offrir au Québécois petit, moyen et large, des capsules télé qui ont pour objectif d’expliquer ce sport très moyen à l’aide de petites explications qui en mènent large. Ces «académies» du soccer, réalisées avec l’aide de Patrick Leduc de l’Impact de Montréal et diffusées durant les émissions Sports Fifa et Planète foot à la télé de Radio-Canada, ont également pour but de suivre la «tendance». Celle que l’Europe et tout le reste du monde essayent de faire avaler à l’Amérique : le soccer, c’est plus le fun qu’on pense.

Des préjugés qui se confirment?

On doit toutefois admettre que ce jeu de balle, qui nous rappelle que «patience et longueur de temps» c’est moins le fun à regarder que «force et rage», peut parfois être fort excitant. Cela dit, après une semaine de bottés en touche, que retenons-nous sinon qu’un match nul de 0-0 sur 90 mi­nutes, plus les arrêts de jeu, confirme plus que tout autre exemple la théorie de la relativité?

Nous retenons que les stades de ce «sport» «populaire» sont à moitié vides, que l’ambiance fabriquée par les vuvuzelas, ces trompettes de plastique, dérange le monde entier sauf les 48 fatigants dans les estrades qui soufflent dedans et que finalement, le soccer, c’est pas mal moins le fun qu’on pense.

Des solutions?

Évidemment, il serait prématuré de conclure que le soccer a perdu son élément «branché» seulement parce qu’à première vue, c’est plate à regarder. Mais force est d’avouer que l’échange d’Halak vient clouer le dernier clou dans le cercueil de cette Coupe du monde.

Ou plutôt, peut-être est-ce là l’ultime espoir? Car ceux qui ne savaient pas quoi faire de leur trompette une fois les matchs terminés viennent tout à coup de lui trouver une nouvelle utilité. La faire résonner dans les oreilles de Pierre Gauthier. Quin toé.


Ce soir à 19 h, à la Première Chaîne de Radio-Canada – 95,1 FM

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