Régler d'abord
Je trouve suspecte l’annonce, à ce moment précis, de la venue éventuelle des superinÂfirmières, avec ce que cela comporte d’engagement financier de la part du gouvernement. Il ne s’agit aucunement de bouder l’arrivée de telles spécialistes pouvant grandement soulager notre système de santé public.
Ce dernier a cependant d’abord besoin des 58 000 infirmières et infirmiers actuellement en poste, quand ces personnes ne sont pas épuisées à cause des conditions de travail qui leur sont faites. Le recours grandisÂsant aux agences privées n’est d’ailleurs pas étranger à cette situation inacceptable. Le gouvernement doit d’abord soulager le personnel infirmier actuel et répondre et rapidement aux justes demandes exposées. Le dicton dit : un tiens vaut mieux que deux tu l’auras. Les infirmières et infirmiers de maintenant sont prioritaires par rapport aux «super» qui sont par ailleurs les bienveÂnues.
– Normand Breault