Le hockey est un sport fédéraliste
C’est connu, la politique et le sport se mélangent comme la relish et la moutarde. À première vue, ça semble bizarre, mais une fois mis ensemble, ça goûte le bonheur. Et ces dernières semaines, la politique s’est invitée dans le monde ultra sélect du sport sérieux. Nous n’avons qu’à penser à la saga incroyable de Shane Doan et Denis Coderre. Un débat sur le fait français entre deux mises en jeu, c’est quelque chose à réfléchir.
À peine sommes-nous débarrassés de ces enjeux qui enlèvent du temps d’antenne aux vrais sujets importants, tel le flou mou entourant la capitainerie de Canadien, qu’un autre coup de massue nous déboîte le genou sportif : le Canadien de Montréal est fédéraliste. Pierre Curzi, ancien artiste de cirque et actuel homme de confiance du Quebec Party, a fait cette déclaration à une chaîne de télé québécoise sans même lâcher un petit sourire.
Le peu de francophones, choix délibéré de la direction, offre sur un plateau d’argent le club de Lafleur et Richard aux messieurs à bedaines qui trouvent que le Canada, c’est une méchante belle place pour élever ses enfants. Y’a t’il de quoi virer fou? Probablement, au moins jusqu’à ce que le camp d’entraînement commence.
Mais la Ligne Nationale là-dedans?
Justement, la Ligne Nationale là-dedans? Hé bien si on essaye de voir où elle se situe sur le spectre politique, le Circuit de Gary laisse dépasser son jupon dans un récent article publié sur son site web, texte qui répertorie les meilleurs joueurs pour tous les numéros portés dans l’histoire. Qui retrouve-t-on selon vous au chapitre du numéro 9, selon vous? Pas le beau Maurice, mais le petit Gordie. Et le numéro 10? Une facile hein? C’est le beau Guy Guy Guy! Pas de chance, selon la NHL, c’est Ron Francis. Tirez-en vos conclusions.
