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La voie de la répression

Dans un exemple simpliste et fictif, imaginons que le Canada arrive à modifier sa constitution de sorte que les enfants du pays entier, qui inclut le Québec, soient forcés d’aller à l’école publique primaire et secondaire en anglais. Les francophones, eux, pourraient faire usage de quelques exceptions législatives, dont la validité serait évaluée par des bureaucrates majoritairement anglophones, afin de pouvoir donner à leurs enfants une éducation en français.

Est-il nécessaire de nous attarder à décrire la réaction qu’auraient, dans un tel cas, le Parti québécois et des séparatistes? Le pays viendrait à un cheveu de la guerre civile. Or, Pauline Marois et le PQ souhaitent imposer exactement cette mesure à la population anglophone du Québec par le biais de l’élimination de la loi 103. L’argument historique du PQ continue à être la défense et la promotion du français, une langue qui supposément serait en voie d’extinction.

Or, l’histoire nous apprend que les interdictions et les prohibitions ne sont que des mesures temporaires, qui créent des sentiments de malaise et, souvent, de haine, et qui finissent par s’écrouler devant la justice.

La seule voie qui peut non seulement protéger, mais promouvoir le français à long terme et au bénéfice des générations à venir, c’est la promotion culturelle positive et constante. Le sujet est long à développer, mais en termes populaires, il faut que le français soit «cool». Il faut qu’il demeure apprécié à l’intérieur du Québec et désiré du reste du Canada et aux États-Unis, nos voisins les plus proches.

Voilà quelque chose que la répression ne pourra jamais réussir.

Finissons-en avec les prohibitions et démarrons en force la promotion du français.

– Fede Sanchez, Montréal

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