Prêts pour quatre ans de dur labeur
Difficile de se remettre au travail après l’excitation des Jeux olympiques de Vancouver? Pas pour les patineurs courte piste canadiens, qui participeront à la première Coupe du monde de la saison ce week-end à Montréal. «C’est le fun de recommencer, a lancé Charles Hamelin, double médaillé d’or à Vancouver, hier après son entraînement. Ça a vraiment fait du bien d’avoir un mois de congé en avril, mais là, je suis prêt à me remettre dans le bain.»
Marianne St-Gelais, une des grandes vedettes des Jeux et la copine de Hamelin, est également fébrile à l’idée de renouer avec l’action. «L’après-Jeux n’a pas joué sur ma motivation, je n’ai pas eu de down, a dit la médaillée d’argent au 500 m et au relais 3 000 m à Vancouver. Je sais ce qu’est un cycle olympique de quatre ans et j’ai envie de plonger dedans.»
Bien qu’ils gardent d’excellents souvenirs de leur expérience à Vancouver, les deux athlètes ont le regard bien tourné vers l’avenir. «Il faut tourner la page sur les Jeux, a indiqué Marianne St-Gelais. Je ne peux pas vivre sur mes résultats passés. En ce moment, je ne pense qu’à l’avenir.» Et bien sûr, avec de bons résultats olympiques vient inévitablement de la pression supplémentaire. Cela n’inquiète toutefois pas trop Charles Hamelin.
«C’est une bonne pression. C’est sûr que les gens s’attendent à de bons résultats, mais ce qui compte, c’est que je ne dévie pas de mon plan.» Ce fameux plan est assez simple : Hamelin veut sortir de sa zone de confort. «Je veux faire des choses que je ne suis pas habitué de faire, a dit le patineur. Je veux mettre ma patience à l’épreuÂve et ne pas paniquer quand je suis dans une situation où je suis moins confortable. D’habitude, c’est dans ces moments que je commets des erreurs.»
Marianne St-Gelais, pour sa part, voit la compétition à Montréal comme un instrument de mesure pour savoir où elle en est. «Cette Coupe du monde, c’est vraiment un test. Ça va permettre de voir ou je me situe et où les athlètes des autres pays se situent.» Les deux Québécois ont bien sûr invité le plus de gens possible à assister aux compétitions à l’aréna Maurice-Richard en fin de semaine. «Si vous avez aimé ce que vous avez vu à Vancouver, eh bien, ça se passe ce week-end à Montréal, et c’est bien mieux en vrai qu’à la télé», a affirmé Charles Hamelin.