Une marche verte
Le Conseil régional de l’environnement de Laval a déclaré la semaine dernière que «de 2004 à 2010, 41 % des milieux humides de Laval ont été détruits ou altérés, causant la perte nette de 50,2 hectares et l’altération d’environ 54,6 hectares de milieux humides.
Si la tendance se maintient, la quasi-totalité des milieux humides de la région de Laval aura disparu ou sera altérée d’ici 13 ans.»
Comme Lavallois, je peux témoigner de cette fâcheuse tendance de la Ville de Laval à détruire les milieux humides et les boisés à une vitesse vertigineuse. Il est inquiétant de voir une municipalité se permettre d’enrayer milieux humides et boisés sans être interpellée sévèrement par le ministère de l’Environnement du Québec.
Ce qui est encore plus inquiétant, c’est l’inertie de la population face à la destruction massive de ces milieux naturels pourtant essentiels à l’équilibre écologique, à la biodiversité et à notre propre bien-être (par exemple, les milieux humides agissent efficacement contre la pollution).
Si des milliers de personnes ont marché à Québec pour la construction d’un nouveau Colisée, pourquoi ne serions-nous pas autant pour participer à une «Marche verte» afin de réclamer la protection des milieux humides, des boisés, de l’environnement en général au gouvernement du Québec, qui ne se soucie guère de ces questions (on le constate avec le gaz de schiste…)?
Il s’agit ici tout de même de notre avenir comme êtres qui vivent sur cette planète…
– Richard Chartier, M.Sc., Laval