Réseau Liberté-Québec se tire dans le pied
Le week-end dernier, à Québec, Réseau Liberté-Québec a tenu son premier événement public visant à rassembler les forces de droite au Québec. Le Réseau a carrément manqué de jugement en invitant l’ancien ministre péquiste Jacques Brassard à exposer ses thèses qui nient l’existence des changements climatiques. Quelques jours à peine après la tenue de ce meeting, l’Académie des sciences de la France portait un coup fatal aux idées du maître à penser de M. Brassard, l’ancien ministre français de l’Éducation, Claude Allègre.
M. Allègre est un «négationniste des changements climatiques». Membre de l’Académie des sciences, il avait déclenché une polémique avec son livre L’imposture climatique, qui dénonce les conclusions des climatologues internationaux. La semaine dernière, M. Allègre s’est pourtant rallié à ce rapport, il l’a même adopté! Un virage à 180 degrés.
Voici ce que dit le rapport de l’Académie des sciences française : «Plusieurs indicateurs indépendants montrent une augmentation du réchauffement climatique de 1975 à 2003. Cette augmentation est principalement due à l’augmentation de la concentration du CO2 dans l’atmosphère… L’augmentation du CO2 et, à un moindre degré, des autres gaz à effet de serre est incontestablement due à l’activité humaine.» Ces conclusions ont été adoptées à l’unanimité.
La «droite» politique couvre tout un éventail d’orientations politiques. En Suède, par exemple, la droite vient d’arriver au pouvoir. Pourtant, le pays maintient fermement le cap sur une réduction des GES de 40 % d’ici 2020 (par rapport aux niveaux de 1990). La situation est très semblable en Grande-Bretagne, où le nouveau gouvernement de droite de David Cameron a réaffirmé l’objectif de réduire de 30 % les GES d’ici 2020 (toujours par rapport à 1990). En France, la droite est au pouvoir également et elle vise une réduction de 20 %.
En Allemagne, avec la chancelière de droite Angela Merkel, le pays défend jalousement sa réputation de paradis des énergies vertes. Je ne suis pas de droite. Cependant, je crois que la droite n’est pas obligée d’adopter les pires politiques. Quant à Jacques Brassard, je suis bien curieux de savoir ce qu’il va faire après le «vire-capot» de son maître à penser français Claude Allègre…