La tête dans le sable
Les arguments des étudiants voulant qu’une augmentation des droits de scolarité se traduit par une baisse de la clientèle universitaire ne tiennent pas la route.
Au cours des 10 derÂnières années, celle-ci a crû de plus de 10 % au Canada en dépit d’une hausse de 4,5 % des frais des étudiants. Les étudiants québécois doivent cesser de se mettre la tête dans le sable et réaliser qu’ils paient moins de la moitié que leurs pairs du Canada anglais. Cela explique en grande partie le sous-financement déplorable de nos universités.
Il faut absolument que les droits de scolarité au Québec rejoignent progressiÂvement (disons en cinq ans) la moyenne des autres provinces. Les étudiants n’ont aucune excuse valable. Après tout, si la Grande-Bretagne triple les droits de scolarité déjà beaucoup plus élevés que les nôtres, nous pouvons faire de même sur une période de cinq ans.
– Paul Allard, Montréal