Une terre fragilisée
Pour moi, ce qui a profondément marqué l’année 2010, c’est une étrange accumulation de phénomènes naturels qui a souvent conduit les populations touchées au bord du désastre. Le tremblement de terre en Haïti, et ses conséquences invraisemblables, en est certes le signe le plus douloureux. Tremblement de terre au Chili. Ce volcan en interminable éruption qui a rendu les déplacements aériens risqués ou impossibles. Les incroyables bourrasques accompaÂgnées d’abondantes pluies ou d’interminables chutes de neige souvent en des régions pourtant jadis épargnées. D’autres pourraient sans doute ajouter à cette liste.
Personnellement, je m’inquiète pour ceux et celles qui viendront après nous. Notre égoïsme quotidien, notre recherche du plaisir immédiat, notre irrespect pour une planète qui n’en peut plus de subir l’assaut de nos excès de toutes sortes, tout semble se mettre en place pour une vie risquée et difficile en ces lieux que nous pensions aimer jusqu’à en mourir. J’aimerais crier l’espoir, mais le silence qui y répondrait parlerait davantage de notre finitude.
– Jacques Léger, Montréal