Endettement étudiant
J’aimerais réagir au texte de Paul Allard publié le vendredi 10 décembre. M. Allard soutient qu’au cours des 10 dernières années, la clientèle universitaire canadienne a crû malgré une hausse des frais de scolarité. Cependant, ne serait-ce pas plus important (et plus honnête) de comparer la croissance du nombre d’étudiants québécois dans les universités québécoises avec la croissance du nombre d’étudiants dans les autres provinces canadiennes, tout en tenant compte des mouvements démographiques?
En tant que société, nous avons un choix à faire. Est-ce réellement aux étudiants de payer le prix fort pour s’instruire? N’avons-nous pas décidé que l’éducation devait être accessible pour tous? Devons-nous absolument suivre l’exemple de ces autres provinces et pays comme des moutons? La clientèle estudiantine n’est pas une clientèle riche. L’endetter davanÂtage n’est pas la seule solution et certainement pas la meilleure.
Finalement, monsieur Allard, j’aimerais vous faire remarquer que des étudiants et des policiers britanniques ont été blessés lors des protestations entourant le controversé projet de tripler les frais en Grande-Bretagne. Apprenons des erreurs des autres.
– Carol Lee, Montréal