Vœux pour 2011
Que pouvons-nous espérer, que devons-nous nous souhaiter? Paix, amour, prospérité? Non, je ne pense pas! Voici ce que j’ai le goût de nous souhaiter.
J’aimerais, pour la prochaine année, que nos dirigeants se concentrent sur les vrais enjeux. Je voudrais que cesse cette guerre étroite entre nos deux principaux partis politiques.
Je voudrais les voir travailler dans le respect et faire des débats constructifs sur les grandes questions: l’éducation, la santé, la pauvreté…
Je voudrais me sentir sécurisée, avoir CONFIANCE en ces hommes et ces femmes qui ont le pouvoir de décider de l’avenir de mes enfants.
J’aimerais, pour la prochaine année, que nous soyons, en tant que société, encore plus conscientisés sur le sort des enfants défavorisés. Je voudrais que tout un chacun réalise que nos enfants ont faim le matin, et ce, pas seulement du lundi au vendredi, mais également le samedi et le dimanche.
J’aimerais que nous prenions conscience du fait que des familles entières ont besoin de manger et qu’un simple panier de Noël ne suffit pas à combler les estomacs vides durant les 51 autres semaines qui suivent la période des Fêtes.
J’aimerais que le sort de nos aînés nous empêche de bien dormir.
J’aimerais que nous cessions d’être interpellés par la misère humaine seulement lorsque surviennent des drames comme le séisme en Haïti.
J’aimerais que la nouvelle session parlementaire s’ouvre sur une poignée de main échangée entre nos deux chefs, pour qu’on nous donne au moins l’illusion qu’ils ont à cÅ“ur nos
intérêts et que leur seule préoccupation est de s’attaquer aux vrais problèmes et de trouver des solutions concrètes pour y remédier.
J’aimerais que l’année 2011 soit l’année du renouveau, que nous soyons tous remplis
d’espoir et que nous puissions clamer haut et fort: Yes, we can!
– Francine Laplante