Darche, le joueur qui revient de loin
Mathieu Darche a porté les uniformes de quatre équipes de la Ligue nationale et de sept équipes de la Ligue américaine avant de se pointer à Montréal la saison dernière. Disons que le Québécois aurait difficilement pu mieux choisir son moment pour jouer pour le Canadien.
Jacques Martin a rappelé le vétéran de 34 ans au mois de janvier la saison dernière et celui-ci a ensuite eu la chance de participer à la belle aventure du Tricolore en séries. «Ça a été un trip extraordinaire d’arriver à Montréal et d’atteindre la finale de l’Association Est, explique Darche. C’est sûr que c’est décevant de ne pas avoir été capable de se rendre jusqu’au bout, mais on a perdu contre la meilleure équipe qu’on a affrontée en séries [les Flyers de Philadelphie].»
En dépit de ses bonnes performances durant la dernière saison et les séries, le Québécois n’avait pas de poste assuré quand est venu le temps du camp d’entraînement avant la présente campagne. À son âge, Darche sait qu’il doit travailler fort pour conserver son poste. «Pendant l’été, je prends deux semaines de vacances et ensuite je recommence à m’entraîner. Il n’y a jamais rien d’acquis dans cette ligue, dit-il. Il va toujours avoir quelqu’un prêt à prendre ta place. Il faut pousser et jamais arrêter de travailler.»
Heureusement pour lui, Darche a suffisamment impressionné l’état-major du Canadien pour s’assurer d’un poste au sein de l’équipe encore cette année, et Jacques Martin ne regrette certainement pas sa décision. Cette saison, il a participé à 27 des 33 matchs du Tricolore. Pendant cette période, il a amassé 11 points.
Impressionnants
Les joueurs qui impressionnent le plus Mathieu Darche cette année chez le Canadien sont Carey Price et surtout Tomas Plekanec. «Il [Plekanec] vient de signer un gros contrat et il joue encore mieux qu’avant.» Il nous explique aussi ce que font les joueurs pour se divertir quand ils sont entre eux. «Les gars jouent aux cartes ou avec des consoles de jeux portatives. Nous avons une Wii dans le vestiaire à Brossard, explique-t-il. Sur la route, c’est assez tranquille : on va manger, on fait la sieste, on s’entraîne et on joue.»