La créativité et le mouvement sont en train de sauver l'Impact
L’Impact de Montréal est méconnaissable. Après s’être contenté d’une
pitoyable fiche de 3-7-10 à ses vingt premières rencontres, il vient
d’enfiler trois victoires de suite et cogne maintenant à la porte des
séries.
La formation montréalaise aura d’ailleurs l’occasion de rejoindre les Strikers au sixième rang de la NASL, la dernière place qui donne accès aux éliminatoires, si elle l’emporte samedi contre l’équipe de la Floride.
Selon le directeur technique et entraîneur par intérim, Nick De Santis, le onze montréalais doit ses récents succès à une infusion de créativité et de dynamisme en milieu de terrain et en attaque. «Quand l’équipe allait moins bien, on voyait qu’il y avait un manque de créativité et de mouvement, a expliqué le pilote de l’Impact après l’entraînement de mardi. Quand tu es statique, c’est beaucoup plus facile pour les défenseurs adverses de contrer les attaques.»
Si le vétéran Eduardo Sebrango est celui qui a réveillé l’attaque de l’Impact, Sinisa Ubiparipovic est celui qui a redonné vie au milieu de terrain. L’ancien des Red Bulls de New York n’est à Montréal que depuis le 2 août. En cinq parties, il a marqué trois fois et a réussi une passe décisive. «Il a la capacité de dicter le tempo d’un match, a dit De Santis de sa récente acquisition. Il crée des occasions pour les autres en plus d’être capable de marquer. Il a beaucoup fait la différence récemment.»
Tout en louangeant le joueur serbe, De Santis tient également à souligner le travail d’autres milieux, dont Ryan Pore, Ian Westlake et Amir Lowery. «Il ne fait pas oublier un gars comme Pore, qui crée de plus en plus d’occasions, ou Westlake, qui donne beaucoup offensivement et défensivement. Lowery, pour sa part, récupère énormément de ballons. Il se sacrifie pour ses coéquipiers.»
Plaisir et motivation
Les récents succès de l’Impact n’ont pas que des effets positifs sur le classement de l’équipe, mais aussi sur le moral des troupes. «Il y a une bonne ambiance dans le vestiaire, a indiqué De Santis. Quand tu gagnes, il y a plus de motivation et de plaisir. On est en train de vivre cela, mais il faut rester réaliste et reconnaître qu’on est encore loin de notre but.»