L'armée russe renonce à la kalachnikov
L’armée russe tourne le dos à un héritage plus que soixantenaire. Le ministère russe de la Défense a déciÂdé de ne plus équiper ses troupes de fusils automatiques de type kalachnikov, a dit lundi un haut gradé militaire.
«Nous avons 10 fois plus de kalachnikovs dans nos armureries que nous en avons besoin actuellement, a expliqué à Métro le commandant Nikolai Makarov. Nous cessons donc d’en acheter.»
«L’armée russe aura en-core besoin d’armes automaÂtiques durant 15 à 20 ans», a dit l’expert militaire Konstantin Sivkov. Les ForÂces armées ont demandé au fabricant de l’AK-74 – Izhmash, qui opère dans la ville de Ijevsk, en Russie centrale – de concevoir un fusil plus précis et ayant une avec une grande portée, ont rapporté des médias russes.
Le personnel d’Izhmash fait tout pour cacher la triste nouvelle à Mikhaïl Kalachnikov. Le légendaire concepteur, qui a plus de 90 ans, travaille toujours à l’usine. Ses collègues craignent que la fin des commandes de l’arme qu’il a créée n’affecte la santé du vieil homme.
L’Armée rouge avait adopÂté le fusil automatique conçu par le soldat Mikhaïl Kalachnikov en 1947. L’AK-47 est devenu l’arme militaire la plus populaire dans le monde : utilisés par les armées de 55 pays, plus de 75 millions en ont été fabriqués, et il en existe aussi 100 millions de variantes.
Pendant la guerre froiÂde, l’Occident associait la kalaÂchnikov à ses ennemis, mais pour d’autres, elle est un symbole de liberté. L’arme apparaît sur le drapeau et les armoiries du Mozambique, une reconnaissance de sa conÂtribution à l’indépendance du pays.