MÅ“urs cinéphiliques
Il est tout de même étonnant qu’à Montréal, les cinéphiles déplorent le manque de films en version française, alors que ceux de Québec réclament davantage de films en version originale (comprenez en anglais).
Pour les premiers, la revendication découle principalement d’une offre peu diversifiée des salles obscuÂres, mais aussi d’un réflexe «francophile» de survie.
Rappelons que les francoÂphones de la métropole pourraient bien être minoritaires d’ici 20 ans.
Pour les seconds, leur appétit pour les versions originales résulte d’une envie de saisir toutes les saveurs de l’expérience filmique (les subtilités du jeu d’acteur, l’ambiance sonore, etc.) afin de mieux comprendre et appréhender le film. C’est tout de même peu banal comme divergence de mœurs cinéphiliques, et ce, à seuleÂment trois heures de route.
– Étienne Boudou-Laforce, Québec