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Québécoise détenue aux Bahamas: «On espère pour le mieux»

Photo: Facebook
Josyane Cloutier - L'Express / TC Media

À la veille de la comparution de sa fille Karine Gagné devant la Cour suprême des Bahamas, Chantale Auclair est sur place et continue de croiser les doigts pour que sa fille puisse l’accompagner dans l’avion du retour.

Arrivée à Nassau lundi, Chantale Auclair n’a pourtant réussi à voir sa fille qu’une heure. «J’essaie de la revoir aujourd’hui, ça nous fait du bien. Karine a besoin de voir des gens, elle est toujours laissée à elle-même… Elle me dit qu’elle vire folle à force d’être seule», avise-t-elle, la voix nouée par l’émotion. La jeune mère de trois enfants a également pu parler à ses filles au cours de la dernière semaine, une des seules fois depuis sa détention.

La mère et la fille sont extrêmement proches l’une de l’autre, même en ces temps troublés. Elles s’appellent le plus souvent possible. «C’est une confidente. Ici, elle habite près de chez moi et nous nous voyons tous les jours.» Sa voix se brise lorsqu’elle enchaîne: «C’est très dur.»

Les bagages de Chantale Auclair contiennent également des vêtements propres et des livres, à la demande de sa fille.

C’est donc avec appréhension que Mme Auclair envisage la comparution devant la Cour suprême des Bahamas vendredi. «Je ne sais pas grand-chose sur ce qui risque de se passer. J’ai amené une amie qui parle très bien anglais avec moi, mais nous avons de la difficulté à nous faire comprendre», raconte-t-elle. Mentionnons que trois avocats des Bahamas travaillent actuellement sur le dossier de Karine Gagné.

Rappelons qu’un voyage aux Bahamas entre collègues a tourné au cauchemar pour Karine Gagné, une jeune mère d’origine drummondvilloise de 23 ans actuellement emprisonnée pour une présumée agression sexuelle envers un mineur. Une possibilité d’une libération sous promesse de comparaître a été évoquée, ce qui signifie que la jeune mère pourrait revenir au pays en attendant sa sentence. Cependant, rien n’est certain.

Un branle-bas de combat au Centre-du-Québec
Les proches et les collègues de travail de Karine Gagné du bar Le Rebel bûchent depuis quelques semaines afin d’amasser de l’argent pour payer les frais reliés à cette saga judiciaire. Jeudi soir, une campagne de financement de douze heures aura lieu à la cabane à sucre Chez Ti-Père, sur la route Caya. Au menu : des prestations musicales jusqu’aux petites heures du matin.

Des t-shirts avec l’inscription «Je supporte Karine» ont aussi été mis en vente au coût de 20 $. «C’est vraiment une bonne idée. Je m’en suis procuré un», estime Chantale Auclair avec un petit rire triste.

Une campagne de socio-financement a été démarrée au tout début de l’histoire par le père de la jeune femme, Steve Gagné. Si quelques jours après sa publication le montant amassé frôlait à peine les 350 $, ce sont plus de 8600 $ qui figurent désormais au compteur. Certains dons se chiffrent même à 1000 $. 

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