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Hongrie:des citoyens à la défense d’une université

Participants light their mobiles during a rally organized by the Freedom for Education movement, called CEU Now, Who's Next -Protest For The Free Education, in front of the Parliament in Budapest, Hungary, Sunday, April 2, 2017. (Zoltan Balogh/MTI via AP) Photo: Zoltan Balogh/MTI via Associated Press

BUDAPEST, Hongrie — Des milliers de personnes ont marché dans la capitale hongroise, dimanche, pour contester des changements dans la loi qui visent, selon eux, une université de Budapest fondée par le milliardaire américain d’origine hongroise George Soros et dont le président est l’ex-politicien canadien Michael Ignatieff.

Plusieurs citoyens hongrois et des intellectuels du monde entier ont exprimé leur appui envers l’Université d’Europe centrale. L’établissement scolaire, fondé par M. Soros en 1991, compte plus de 1400 étudiants de 108 pays.

Le premier ministre Viktor Orban considère George Soros comme un ennemi intellectuel dont les idées de «société ouverte» contrastent avec ses efforts pour que la Hongrie devienne un «État antilibéral».

Selon les organisateurs, quelque 10 000 personnes ont participé à la marche, qui a commencé à l’Université Corvinus, pour finir au Parlement.

Le projet de loi dans sa forme actuelle, qui fera l’objet d’un débat entre les députés mercredi, établit de nouvelles conditions pour les universités étrangères en Hongrie. L’une d’entre elles forcerait l’Université d’Europe centrale à ouvrir un campus dans l’État de New York, où elle est accréditée, mais où elle n’offre pas de services académiques. Une autre de ces conditions pourrait avoir pour effet de changer son nom.

Le professeur de l’Université Corvinus, Daniel Deak, a indiqué que la manifestation de dimanche avait pour but de défendre l’université de cette «attaque» du gouvernement.

Les nouvelles règles du gouvernement «heurtent toutes les universités, a indiqué M. Deak. Nous réclamons fermement la liberté académique et l’autonomie pour les universités», a-t-il plaidé.

Dans une vidéo partagée sur les réseaux sociaux, l’ex-chef du Parti libéral du Canada et recteur de l’établissement, Michael Ignatieff, a reconnu qu’il s’agirait d’un «long combat difficile».

«Nous demeurons ouverts au dialogue avec le gouvernement à tout moment, mais nous ne pouvons tout simplement pas accepter cette loi et nous y résisterons», a-t-il promis.

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