Le judoka Antoine Valois-Fortier rafle le bronze
LONDRES – Le Québécois Antoine Valois-Fortier a procuré au Canada une première médaille olympique en judo depuis 2000, mardi, en récoltant le bronze chez les moins de 81 kg.
L’athlète de Beauport, âgé de 22 ans, a défait l’Américain Travis Stevens pour mériter la première médaille d’un judoka canadien depuis celle d’argent de Nicolas Gill aux Jeux de Sydney, en 2000. Gill était d’ailleurs en bordure du tatami, mardi, à titre d’entraîneur national.
Valois-Fortier avait compilé une fiche de 4-1 à ses combats précédents.
Son parcours est impressionnant puisqu’il a d’abord eu raison de l’Azerbaïjanais Elnur Mammadli, champion olympique à Pékin en 2008 dans la catégorie des 73 kg, puis il a vaincu le Britannique Euan Burton, qui a terminé deux fois au 3e rang des mondiaux, et défait le Monténégrin Srdjan Mrvaljevic. Il a subi sa seule défaite face au Russe Ivan Nifontov, vice-champion du monde. Puis il l’a emporté au repêchage face à l’Argentin Emmanuel Lucenti.
Le Coréen Jae-Bum Kim a récolté la médaille d’or, grâce à sa victoire en finale aux dépens de l’Allemand Ole Bischof. L’autre médaille de bronze est allée au Russe Nifontov, 13 au monde.
Valois-Fortier, classé 22e au monde, a pleinement savouré cette médaille, lui qui se remet d’une hernie discale qui l’a tenu à l’écart des tapis pendant plus d’un an.
«Honnêtement, je ne sais pas trop ce qui se passe, a-t-il dit. Je vais le réaliser au cours des prochains jours, car pour l’instant, je suis sur un nuage. La journée a été difficile, mais plus la journée avançait, plus j’étais confiant. J’ai bien suivi les plans de match et je suis resté constant mentalement.»
Valois-Fortier a obtenu sa plus récente victoire, le 20 mai, lors d’une Coupe d’Europe. Il avait aussi décroché la médaille d’or aux Jeux panaméricains l’année dernière.
«Nous nous doutions bien que le premier qui marquerait un point pourrait ensuite contrôler son adversaire», a-t-il dit en parlant de son combat contre Stevens, qui a été rapidement épuisé par son jeune adversaire.
«Antoine n’est pas du genre à battre ses adversaires par chance, a dit Nicolas Gill. Il les bat à l’usure et avec acharnement. Il a connu une journée semblable à celle d’aujourd’hui lors d’un tournoi en Autriche en février. Je savais qu’il était capable de réaliser cinq ou six combats dans une même journée contre des gars de très haut niveau. Il fallait juste le faire le 31 juillet 2012.»