Le prix des maisons se stabilise à Montréal
Le marché immobilier montréalais est en voie de stabilisation, selon la plus récente Étude sur le prix des maisons et les prévisions du marché, publiée mercredi par les Services immobiliers Royal LePage.
Un ralentissement des ventes, une croissance moindre des prix et une augmentation de l’inventaire ont pu être constatés au cours des derniers mois dans le marché montréalais. Royal LePage estime que le nouveau resserrement des règles d’emprunt hypothécaire et une hausse de l’inventaire en sont la source.
«Nous sommes maintenant dans un marché d’acheteurs, a expliqué Dominic St-Pierre, directeur des services immobiliers Royal LePage pour le Québec. Pour le moment, les prix moyens continuent de rester stables ou d’augmenter légèrement, mais l’effet de levier devrait se faire sentir dans les prochains mois, surtout au niveau des copropriétés.»
Le prix moyen des appartements standard en copropriété a d’ailleurs moins cru que celui des maisons individuelles de plain-pied ou standard à deux étages au cours de la dernière année à Montréal.
Ainsi, le prix des appartements en copropriété n’a augmenté que de 0,3% pour atteindre 236 989$, entre 2011 et 2012. Le prix des maison individuelles de plain-pied a pour sa part grimpé de 4,5% pour atteindre 287 000$, alors que celui des maisons standard à deux étages a cru de 5,5% pour atteindre 387 786$.
«Le marché était déjà en train de se stabiliser par lui-même [avant que les nouvelles règles d’emprunt hypothécaire n’entrent en vigueur], a noté Dominic St-Pierre. Ces nouvelles règles ont définitivement accéléré le processus de stabilisation, tout en éliminant une tranche d’acheteurs protentiels, ceux à la recherche de propriétés à bas prix. Nous voyons moins de premiers acheteurs, mais plutôt des acheteurs qui en sont à leur deuxième ou troisième propriété.»
Le ralentissement s’est non seulement fait sentir dans le prix de vente des habitations, mais aussi dans le nombre de ventes réalisées au cours de la dernière année. Les ventes d’appartements en copropriétés ont été les plus durement frappées, affichant une baisse de 10%. Celles des maisons à deux étages ont plongé de 7,3%. Seules les ventes de maisons individuelles de plain-pied sont parvenues à rester stables.
Cela a évidemment eu un impact sur l’inventaire des divers types de propriétés. Au niveau de l’unifamilial, l’inventaire a grimpé de 10%, mais au niveau des condos, l’augmentation a atteint 23,4%, notamment en raison du grand nombre de projets de construction en développement à Montréal.