The Imaginarium of Doctor Parnassus : la folie des grandeurs

Depuis plusieurs années, disons que Terry Gilliam (l’ex-Monty Python) ne joue pas de chances. Ces nombreuses démêlées avec divers producteurs ont fait en sorte que nombre de ses projets ont été abandonnés en cours de route (comme par exemple, son fameux The Man Who Killed Don Quixote). Et pour son dernier film, The Imaginarium of Doctor Parnassus, voilà que Heath Ledger est mort en plein tournage, ce qui a retardé la production de plusieurs mois.

Ce conte fantastique raconte l’histoire d’un homme immortel âgé de 1000 ans, le docteur Parnassus (Christopher Plummer) à la tête d’une troupe de théâtre ambulant qui offre au public l’opportunité d’aller au-delà de la réalité en franchissant un miroir magique. Suite à un pacte scellé avec le Diable (Tom Waits, maniéré) qui veut s’accaparer de la fille du docteur, Parnassus et sa troupe sont aidés par un mystérieux étranger nommé Tony (Heath Ledger, puis Johnny Depp, Jude Law et Colin Farrell) qui voyagera à travers des monde parallèles pour sauver la jeune fille.

D’emblée, je dois vous dire que le film renferme certaines séquences visuelles fort délirantes et que ces séquences valent presque à elles seules le prix d’entrée. Malheureusement, le film souffre d’un manque de rythme et il est terriblement décousu. La mort de Heath Ledger en cours de tournage a forcé la réécriture du scénario (déjà mince au départ) et les nombreux changements apportés handicapent sérieusement le film dans son ensemble. Sans être un naufrage comme son Tideland, le film précédent du réalisateur, The Imaginarium of Doctor Parnassus est un film fantaisiste haut en couleur qui m’a déçu par son côté trop bordélique.

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