Helen Mirren la reine, saoule?
Elle a beau avoir gagné un Oscar en incarnant la reine d’Angleterre, Helen Mirren joue à la loterie, comme tout le monde. «Quand l’enjeu est très élevé, 40 ou 50 M$, je m’achète un billet et je me dis 😕 »Je vais peut-être gagner. » C’est un fantasme qu’on a tous. Nous sommes tous des rêveurs.»
Bien sûr, Mirren n’a pas besoin de rêver. Si, dans son dernier film, Arthur, elle joue la nounou d’un riche homme-enfant (Russell Brand) qui a un penchant pour les achats bizarres, dans la vie de tous les jours, elle n’est pas étrangère aux achats de luxe. «Mon mari et moi avons acheté un château à Puglia, dit-elle. C’est comme ouvrir un robinet d’où coulerait de l’argent. Voilà! Il est parti.»
Elle se ravise ensuite : «En fait, ce n’est pas vraiment un château. C’est plutôt une maison de ferme, assure-t-elle. Mais il y a ce genre de muraille d’où on peut verser de l’huile bouillante, parce que Puglia était toujours envahie. Alors même les maisons de ferme sont fortifiées.»
Si Arthur est officiellement la première véritable comédie de la carrière de Mirren, l’avoir faite avec Russell Brand l’a aidée à se familiariser avec le genre. En fait, l’esprit vif du comique a déteint sur elle, si on en croit sa description du comportement de ce dernier sur le plateau de tournage : «Il ne sortait jamais de sa roulotte. Quand il en sortait, il était toujours entouré de gardes du corps et ne parlait à personne, dit-elle en tentant de réprimer un rire. Non, c’est faux. Enfin, je ne le sais pas vraiment, il était saoul sans arrêt.»
Plus sérieusement, elle tient Brand – et le charme de celui-ci – en très haute estime. Elle explique qu’elle a accepté le projet après que le comédien l’eut «totalement séduite et d’une façon bien à lui». «Je défie quiconque, homme, femme, enfant, aîné, de passer deux heures en compagnie de Russell et de ne pas être charmé au point de dire : « C’est bon, je ferai tout ce que tu voudras! »