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Pirates of the Caribbean: on stranger Tides

Ned Ehrbar - Metro World News

Au début de sa carrière, Johnny Depp a déclaré qu’aucun de ses films ne rapporterait jamais d’argent. Pourtant, tandis que Pirates of the Caribbean: On Stranger Tides (Pirates des Caraïbes: La fontaine de Jouvence), le quatrième volet de cette franchise immensément populaire, s’apprête à envahir les salles, on peut affirmer une chose: il se trompait.

«Ce n’est pas ma faute. J’ai fait de mon mieux, j’ai même essayé de me faire virer du premier, mais ils n’ont pas réussi à s’entendre pour me mettre à la porte, raconte Johnny Depp au sujet de sa bonne fortune. C’est intéressant de voir un tel engouement après avoir mené pendant une vingtaine d’années une carrière faite essentiellement de films peu rentables. C’est comme si, soudainement, il y avait eu un déclic. Mais le fait que les gens aient tout à coup décidé d’aller voir un film dans lequel je jouais a sans doute été la chose la plus troublante de ma vie.»

Un autre phénomène qui a troublé Depp est le degré auquel le personnage du capitaine Jack Sparrow, la fripouille qu’il incarne dans les Pirates des Caraïbes, a pénétré son subconscient. «Il y a assurément une part de moi dans le capitaine Jack, et maintenant – heureusement ou malheureusement – il y a également une très grande part du capitaine Jack en moi, dit-il. Pour tout vous dire, je ne peux pas m’en débarrasser. Il ne veut pas s’en aller. Et il n’arrête pas d’apparaître à des moments bizarres. La dernière fois, c’était ce matin, alors que je préparais mes enfants pour l’école. J’ai dû le chasser!»

Et étant donné que le capitaine Jack a permis à la franchise d’amasser la somme faramineuse de 2,6 G$ au box-office, il y a fort à parier que Depp devra endurer son truculent alter ego encore quelques années. C’est néanmoins quelque chose à quoi il est préparé. «Je crois qu’on pourrait me pousser dans un fauteuil roulant dans le film, et je pourrais faire en sorte que mes dreadlocks s’emmêlent dans les roues, blague-t-il. Je pense qu’on peut jouer indéfiniment un personnage comme celui de Sparrow. Les possibilités sont infinies. On sent qu’on n’en a jamais vraiment fini avec lui.»

Évidemment, davantage de Pirates des Caraïbes signifie davantage de pirates tout court. Ainsi, dans On Stranger Tides (La fontaine de Jouvence), une nouvelle figure fait irruption dans la vie de Jack : son ancienne amante, la terrible escrimeuse Angelica, campée par Penélope Cruz. «Quand nous nous sommes revus, nous avons eu l’impression que la fin du tournage de Blow [NDLR : réalisé en 2001] avait eu lieu la semaine précédente, note Johnny Depp à propos de sa collaboration avec l’étoile espagnole. Tout ce qui existe en termes de chimie entre nous est ressorti d’une façon presque explosive. Ça a cliqué instantanément. On sentait que tout était parfait.»

Retravailler avec Penélope Cruz a également permis à Johnny Depp d’enrichir son vocabulaire. «Penélope m’a enseigné l’espagnol le plus sensuel qui soit, raconte-t-il. C’est tellement osé que je serais incapable de le répéter. Je vais devoir vivre avec ça le reste de mes jours.» Quant à Penélope Cruz, ce qu’elle a préféré du long métrage – mis à part les leçons d’espagnol qu’elle a données à Johnny Depp -, ce sont les endroits fabuleux où le tournage a eu lieu, notamment Hawaï et Porto Rico. «Ensuite, ils ont fabriqué une plage dans les studios Universal, explique-t-elle. Quand ils m’ont dit ça, j’ai cru que c’était mon anglais, que je n’avais pas bien compris, et puis je me suis rendue sur place et il y avait bel et bien une plage à Universal Studios!»

Avec deux autres Pirates des Caraïbes en préparation, Johnny Depp entretient un simple espoir : «J’espère une navigation sans histoires, déclare-t-il. Je serais tout à fait satisfait qu’il n’y ait ni hauts importants ni bas dramatiques. J’aimerais que tout aille rondement. En tant que père de famille, tout ce à quoi j’aspire, c’est à un bonheur sans nuage pour mes enfants. Tous les parents souhaitent la même chose. Voilà, tel est mon souhait : voir mes enfants heureux.»

Et pour que tout se passe sans histoires, une chose que l’acteur ne fera pas, c’est passer derrière la caméra. (Depp a réalisé en 1997 The Brave, qui a reçu un accueil mitigé et n’est jamais sorti aux États-Unis.) «Le premier est gratuit, dit-il avec un petit sourire ironique. Si je faisais un film, il n’aurait ni queue ni tête, et personne ne paierait pour le voir. Je vais donc me contenter de faire de petits films à la maison avec mon téléphone. Des films qui ne sortiront jamais en salle.»

Pirates of the Caribbean – On Stranger Tides
En salle dès le 20 mai

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