Mieux illuminer la ville avec moins
Au-delà de l’embellissement des lieux et des bâtiments de la ville, c’est aussi de technologies durables dont il sera question au colloque sur l’éclairage urbain LUCI (Lighting Urban Community International).
Depuis hier au Monument-National, des experts du monde de la lumière discutent des prochains développements de cet art en vogue. «Autrefois, la tendance était d’éclairer partout et fortement, a expliqué Jean-Michel Daclin, président de LUCI. Aujourd’hui, cette vision est complètement obsolète, et on veut privilégier des éclairages qui respectent l’équilibre de la planète.»
L’ampoule LED est actuellement un des sujets de prédilection dans le domaine de la lumière. Consommant seulement 10 % de l’énergie d’une ampoule normale, elle est une option sérieusement envisagée pour un éclairage à plus échelle. Aux dires de M. Daclin, il est maintenant important de se pencher sur la façon d’installer et d’optimiser ce nouvel outil.
Montréal et ses lumières
Au programme du colloque, des ateliers sur les techniques novatrices d’éclairage permettront aux participants d’étudier notamment les plans de lumière du Quartier des Spectacles et du Vieux-Montréal. «On sent que les Montréalais sont pro-actifs et à l’affût des questions environnementales», a affirmé M. Daclin.
La métropole, qui est pour la première fois l’hôte du colloque, en profitera pour faire découvrir ses lieux et bâtiments mis en valeur par des conceptions d’éclairage architectural et scénographique. Selon M. Daclin, la chapelle Notre-Dame-de-Bonsecours ainsi que le marché Bonsecours valent le détour. «Les plans de lumière y sont vraiment intéressants, a dit M. Daclin. Les gens d’ici ont une conception de l’éclairage fortement axée sur l’identité de chacun des quartiers.»