Immigration – Le PEQ est réactivé pour deux ans
Le gouvernement Fréchette réactive le Programme de l’expérience québécoise (PEQ) pour une période de deux ans, a annoncé mercredi le ministre de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration, François Bonnardel. Le programme, aboli en novembre 2025 par le même parti sous la gouverne de François Legault, sera en vigueur du 2 juillet 2026 au 2 juillet 2028.
La décision répond aux pressions exercées depuis plusieurs mois par les milieux économiques, les acteurs municipaux et des groupes représentant des travailleurs immigrants. Les chambres de commerce, l’Union des producteurs agricoles et plusieurs autres organisations s’étaient mobilisés pour réclamer des mesures de transition après l’abolition du programme.
La mairesse de Montréal, Soraya Martinez Ferrada, avait pour sa part réclamé une clause grand-père dès janvier, affirmant que les travailleurs arrivés en vertu du PEQ «méritent de rester».
Quatre mois pour déposer une demande
La réception des demandes d’inscription au PEQ débutera le 2 juillet à 8h30 et se poursuivra jusqu’au 31 octobre 2026. Durant cette première période, seules les personnes ayant obtenu un diplôme québécois ou cumulé une expérience de travail admissible au PEQ avant son abolition pourront présenter une demande.
Aucun plafond ne sera imposé: toutes les demandes conformes seront traitées par le ministère.
«Des parcours de vie ont été bousculés et nous avons voulu en tenir compte», a déclaré le ministre Bonnardel, précisant avoir reçu «un mandat clair» de la première ministre Christine Fréchette.
La fin du PEQ avait forcé plusieurs personnes venues s’installer au Québec à faire des choix déchirants. Des familles ont même mobilisé les élus de Montréal et de Québec pour éviter qu’un ou plusieurs membres ne soient renvoyés dans un autre pays.
Le PSTQ mis partiellement en veilleuse
Pendant la période de réception des demandes au PEQ, le nombre d’invitations au Programme de sélection des travailleurs qualifiés (PSTQ) — le programme mis en place par le gouvernement Legault en remplacement du PEQ — sera réduit. Les invitations maintenues cibleront notamment des personnes exerçant des professions de catégories FÉER 4 et 5 ou n’ayant pas encore deux ans d’expérience de travail.
À compter de novembre 2026, le rythme des invitations sera ajusté selon le volume de demandes reçues au PEQ, indique le ministre Bonnardel.
À terme, le PSTQ redeviendra l’unique voie vers la sélection permanente des travailleurs qualifiés.
Un contexte démographique sous pression
Cette décision s’inscrit dans un contexte démographique préoccupant. Selon le Bilan démographique publié en mai par l’Institut de la statistique du Québec, la population québécoise a légèrement reculé en 2025, une première depuis que l’Institut compile cette donnée. Les décès ont surpassé les naissances pour la deuxième année consécutive, et l’immigration temporaire — qui avait soutenu la croissance des années précédentes — a fortement diminué, faisant chuter de 51 400 le nombre de résidents non permanents au Québec.
La question de Montréal
Le retour du PEQ change particulièrement la donne pour Montréal. Le système d’invitation du PSTQ décourage activement la sélection de personnes immigrantes installées à Montréal et à Laval. En janvier, sur les quelque 2500 invitations envoyées, moins de 35% visaient des résidents du Grand Montréal, alors que la métropole accueille la vaste majorité des immigrants québécois.
La mairesse Martinez Ferrada avait alors dénoncé une «iniquité» pour Montréal.
Cet article a été produit par l’intelligence artificielle et édité par un journaliste. Veuillez consulter notre Politique d’utilisation de l’intelligence artificielle à des fins journalistiques pour en savoir davantage sur nos pratiques concernant l’IA. Pour toute question, contactez Olivier Robichaud, rédacteur en chef, à l’adresse orobichaud@journalmetro.com.