Gérald Tremblay qualifie sa plateforme de réaliste
Le maire sortant et chef d’Union Montréal, Gérald Tremblay, a dévoilé l’intégralité de sa plateforme électorale et a chiffré, hier, ses engagements électoraux, une annonce en partie éclipsée par le tourbillon entourant la démission de Benoit Labonté du parti Vision Montréal.
Entouré des membres de son équipe, M. Tremblay a affirmé que ses promesses électorales représentaient des investissements de 43 M$ par années, sommes qui devront être ajoutées au budget actuel.
«Ce qui se trouve dans cette plateforme est en très grande partie déjà financé, a indiqué le maire sortant. On est loin du 600 M$ de Projet Montréal et du 264 M$ de coûts estimés des propositions que nous connaissons de l’équipe Harel.»
Gérald Tremblay a souligné que ses deux principaux adversaires dans la course à la mairie avaient annoncé des investissements qui reposaient en grande partie sur les retombées des péages métropolitains. Ces péages ne devraient pas être mis en service avant 2013.
Financement à clarifier
Selon Union Montréal, «les deux partis d’opposition ne disent pas clairement comment leurs dépenses additionnelles seraient financées en 2010, 2011 et 2012».
Lors du lancement du programme électoral de Vision Montréal, sa chef, Louise Harel, a évoqué des changements dans l’organisation du travail à l’Hôtel de Ville afin d’aller chercher quelque
200 M$ pour financer les engagements de son parti.
Ces changements ont également été discutés par Projet Montréal, qui songe d’autre part à financer certains projets en alourdissant la dette de la Ville. Cette façon de faire permettrait au parti de Richard Bergeron de rembourser lesdits projets sur une période de près de 25 ans.