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Montréal aux prises avec un épisode de smog

Les personnes aux prises avec des maladies cardiorespiratoires comme l’asthme, la bronchite ou l’emphysème, particulièrement les enfants, étaient à risque de voir leurs symptômes s’aggraver mardi en raison du smog qui pesait sur Montréal. Dans ce contexte, la direction de santé publique de Montréal a recommandé aux personnes vulnérables de réduire leurs activités physiques à l’extérieur.

Habituellement, la qualité de l’air à Montréal est considérée comme étant «bonne», et se situe entre 1 et 25 sur l’échelle d’indice de qualité de l’air. Au plus fort de la journée de mardi, l’indice de qualité de l’air a atteint 124 au centre-ville, ce qui correspond à «mauvais». Entre 26 et 50, elle est dite «acceptable».

La cause? Des particules fines provenant des feux de forêt dans le nord du Québec, et transportées vers la vallée du Saint-Laurent par des vents du nord-est.

«C’est un niveau de smog qui sort de l’ordinaire», a affirmé Diane Boulet, chimiste au Réseau de surveillance de la qualité de l’air de Montréal (RSQA). «La dernière fois qu’on a eu une concentration de particules fines aussi élevée, c’était dans la nuit du 30 au 31 mai 2010. Il y avait également eu des feux de forêt, mais ils étaient plus proches de Montréal», a-t-elle rappelé.

En après-midi et en soirée, la qualité de l’air s’est améliorée graduellement en raison d’un changement de direction du vent là où se trouvent les feux de forêt. Environnement Canada prévoyait un retour à des conditions «acceptables» mercredi matin. «Des vents du sud-ouest amenant de la pollution du sud de l’Ontario et du nord des États-Unis pourraient favoriser un autre épisode de smog dans la journée de mercredi ou plus tard dans la semaine», a toutefois indiqué André Cantin, météorologue pour Environnement Canada. «Mais tout ça reste au conditionnel», a-t-il spécifié. L’indice de qualité de l’air pourrait ainsi se maintenir à «acceptable» et peut-être même redevenir «mauvais».

Symptômes et solutions
Lors d’épisodes de smog, la population en général peut être aux prises avec de la toux, des maux de tête, de l’irritation à la gorge ou avoir les yeux qui piquent, selon Karine Price, toxicologue à la Direction de santé publique de Montréal. «Pour diminuer au maximum l’exposition aux particules fines, on peut rester dans un bâtiment fermé et climatisé», a indiqué Mme Price.

Pour améliorer la qualité de l’air sur le long terme, la chimiste Diane Boulet souligne qu’il est bon de privilégier les modes de transport moins polluants et d’adopter une conduite écologique. «Il ne faut pas faire tourner le moteur inutilement,» mentionne-t-elle en exemple. C’est dans cette optique que la Société de transport de Laval a ramené le tarif de ses autobus à 1 $ hier et poursuit avec ce tarif aujourd’hui.

Pour une mise à jour de la qualité de l’air à Montréal, visitez le site de la Ville de Montréal.

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