Un plan d'aide pour BIXI adopté
Les élus ont continué de se déchirer au sujet de BIXI mardi au conseil municipal, alors qu’ils étudiaient la possibilité de soutenir financièrement la Société de vélo en libre-service (SVLS), qui peine à gérer la croissance de BIXI. Après un débat houleux, l’aide financière a finalement été adoptée par 35 voix contre 25. Les deux partis d’opposition ont voté contre.
Le maire voulait convaincre les élus de ratifier le prêt de 37 M$ pour éponger la dette de démarrage de BIXI, ainsi qu’un cautionnement à court terme de 71 M$ pour financer ses projets à l’étranger. BIXI est notamment un des finalistes de l’appel d’offres de New York pour un système de vélos en libre-service.
Selon le maire Gérald Tremblay, il faut soutenir cette réussite montréalaise qui a permis la création de 500 emplois directs et indirects au Québec. «Ce n’est pas notre rôle de nous transformer en banque», a déclaré la chef de l’opposition officielle Louise Harel, qui pense que BIXI aurait dû s’adresser aux ministères et aux autres institutions qui financent les projets à l’étranger plutôt qu’à la Ville. D’autant plus que l’argent serait puisé dans les maigres surplus de celle-ci.
Convoqué devant les élus, le président de BIXI, Roger Plamondon, a défendu son entreprise. «On ne demande pas un cadeau, juste un montage financier pour continuer notre croissance», a-t-il dit, en ajoutant que cela allait profiter aux Montréalais.
BIXI a totalisé 7 M$ de pertes à Montréal en 2010, lesquelles ont été épongées par les quelque 8,5 M$ de bénéfices produits par la vente du concept à l’étranger. En 2011, les résultats seront meilleurs à Montréal grâce à la publicité sur les garde-boue (2 M$) et à la hausse du nombre d’utilisateurs, qui passera de 30 000 à 40 000.
Le vérificateur général Jacques Bergeron ne doit remettre son rapport sur BIXI qu’en juin. Il a toutefois accepté de présenter, sous embargo, son rapport préliminaire aux élus pour les aider dans leur décision, comme il l’avait fait avec le ministère des Affaires municipales quelques jours plus tôt.
Un plan de 108 M$
- 37 M$ sous forme de prêt à un taux de 2% d’intérêts puisé dans les surplus
- 60 M$ pour l’affacturage (délai entre les sorties et les entrées d’argent )
- 5 M$ pour les lettres de crédit quand BIXI participe à un appel d’offres
- 6 M$ en marge de crédit