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Critiques CD: Karin Kei Nagano, Andréanne A. Malette, Phantogram…

Cette semaine, l’équipe de Métro a écouté les derniers albums de Karin Kei Nagano, Andréanne A. Malette, Phantogram, King Melrose, Skaters et The Fray.

À 15 ans
Karin Kei Nagano
Concertos pour piano (…)
Note: note critiques cd 4sur5

Karin Kei Nagano a la musique dans le sang. Elle est la fille de 15 ans du chef d’orchestre de l’OSM, Kent Nagano, et de la pianiste Mari Kodama. Celle qui est née en Californie et qui étudie le piano à Paris a enregistré son premier album à l’École de musique Schulich de l’Université McGill, pour une étiquette québécoise, Analekta. À l’écoute de ce disque, on se dit qu’elle est promise à un brillant avenir. Ces Concertos pour piano nos 12 et 13 de Mozart sont tout simplement magnifiques et, même sans trop s’y connaître, on peut dire que l’interprétation coule de source. La pianiste est accompagnée par le Cecilia String Quartet, et les interprètes sont donc toutes féminines.
– Eric Aussant

Douée
Andréanne A. Malette
Bohèmes
Note: Note critiques CD 3.5sur5

C’est l’amour – sous toutes ses formes et coutures – qui sert de carburant créateur à l’ex-académicienne sur Bohèmes, son premier opus. Dès la première écoute, on embarque dans l’univers lyrique de l’auteure-compositrice-interprète d’Ottawa. Trop d’artistes proposent des disques aux chansons redondantes, mais pas Andréanne A. Malette. Une grande fraîcheur émane de sa prose franche et élégante. On a particulièrement adoré les savoureux jeux de mots de la très rythmée et divertissante pièce Les cons: «Y a les cons caves qu’on vexe facilement […]» pour ne citer que celui-là. Pari gagné pour cette jeune femme à l’avenir prometteur.
– Rachelle Mc Duff

Noire folie
Phantogram
Voices
Note: Note critiques CD 3.5sur5

Toujours dans un univers mystérieux d’électronica aux accents trip-hop et hip-hop: l’espéré deuxième opus de Phantogram. Accompagnée d’échantillons synth et de rythmes effrénés, la voix froide et crue de Sarah Barthel se multiplie en strates. Les paroles sombres comme «I see nothing but double» suggèrent la démence ou la confusion entre le rêve et la réalité. Voices frappe fort avec trois premières chansons bien intenses (écoutez Black Out Days). Celles-là, on les ADORE! Elles donnent le goût de danser frénétiquement. Les autres, où figure d’ailleurs un Bill Murray mélancolique, n’ont pas cette énergie et sont plus introspectives et atmosphériques.
– Josie Desmarais

Bon début
King Melrose
King Melrose
Note: Note critiques CD 3.5sur5

Ce premier album de Sébastien Côté (de son vrai nom), auteur-compositeur-interprète de 24 ans originaire de Lanaudière, augure bien. C’est rafraîchissant d’entendre cette musique – qui mélange soul, funk, blues, pop – en français. Ses paroles sont bien tournées, son énergie est franche et ses mélodies sont accrocheuses. Des passages font penser à Sinclair et aux jeunes années de Boule Noire; ce ne sont pas de mauvaises comparaisons. Par ailleurs, si King Melrose est un très bon interprète, sa prononciation varie d’une chanson à l’autre. C’est triste, car un petit doute sur sa sincérité finit par planer… Mettons ça au compte des débuts. Ça devrait se corriger avec le temps.
– Eric Aussant

Grosse Pomme
Skaters
Manhattan
Note: note critiques CD 3sur5

Sur ce premier album, Skaters, un groupe de New York qui multiplie les références à sa ville dans ses textes, succombe à une fâcheuse tendance : sortir les gros canons à la première chanson pour ensuite ralentir la cadence. Ce qui fait qu’après le morceau d’ouverture, One of Us, pur hymne punk dans lequel il est question de «baiser sous la pluie» et de «vomir sur une chaise», miam, on leur en veut un peu de se relâcher et de meubler le temps avec quelques fades imitations des Clash, comme Schemers ou Fear of the Knife. Mais tout n’est pas perdu : ces musiciens, qui sont visiblement fiers d’être à la fois jeunes et New-Yorkais (To Be Young in NYC), sont quand même capables de nous secouer les puces.
– Natalia Wysocka

Trou noir
The Fray
Helios
Note: note critiques cd 1.5sur5

The Fray n’a jamais été un groupe particulièrement audacieux ou créatif, préférant se limiter aux power ballads extrêmement pop. Ce qui est triste avec Helios, c’est qu’on sent que le groupe a tenté quelque chose de différent, sans toutefois avoir les tripes de quitter le terreau natal. La première moitié de l’album comporte quelques flirts presque intéressants avec l’électro et le rock-à-taper-des-mains, mais les pièces reviennent inévitablement au refrain sentimental, sucré à en donner le diabète, qui leur est typique. La deuxième moitié de l’album est entièrement oubliable. À l’opposé d’Icare, The Fray a eu trop peur de s’envoler pour s’approcher, même tièdement, du soleil.
– Jeff Yates

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